Une campagne de prévention à destination des motards pour penser à rentrer en vie

05/06/2026 Sécurité routière

Sécurité routière Une campagne de prévention à destination des motards pour penser à rentrer en vie

L’expérience n’immunise pas contre l’accident. Au contraire, selon les chiffres de la Sécurité routière, 72% des motards ayant perdu la vie dans un accident lors d’un trajet de loisir étaient des usagers expérimentés et non pas des nouveaux permis. Alors que l’été approche, la Sécurité routière lance une nouvelle campagne de prévention à destination des motards pour leur rappeler que si la vitesse est grisante, « c’est aussi le plus grand des dangers » sur la route.

Un film de Alban Teurlay et Thierry Demaizière
Pour réaliser ce film de prévention, la DSR a fait appel à Alban Teurlay et Thierry Demaizière (Allons enfants, Coeur sanglant, Relève), qui ont misé sur l’idée de la transmission et de l’éducation plutôt que sur des images chocs. On y découvre un père passionné de moto et de vitesse et son jeune fils en train de jouer avec une moto miniature. Le père raconte les sensations que lui procure la moto, son besoin vital de rouler, son rapport à la vitesse, une vitesse qu'il désire... et qu'il redoute parce qu'il la sait mortellement séduisante. Une passion qu’il transmet à son fils. Mais une passion qui ne doit pas occulter la responsabilité et la prudence, afin de rentrer en vie.
« C'est à partir d'une approche documentaire que nous avons imaginé ce film pour la sécurité routière, convaincus que seul un motard pouvait s'adresser aux motards sans les culpabiliser, ni les désigner, explique les réalisateurs. Nous avons choisi de construire le récit autour d'un lien père-fils, pour interroger plus directement la notion de responsabilité : celle d'un homme qui prend la route en sachant qu'il est attendu. La charge émotionnelle nous semblait devoir reposer sur une situation réelle. L'enfant n'est pas un comédien, mais le fils du motard. Ce choix engage le film dans une forme de vérité plus fragile, plus authentique. Comme dans chacun de nos documentaires, nous avons d'abord longuement interviewé Julien sur son rapport à la moto, au plaisir de la vitesse, mais aussi sur ce que cela implique : être motard et père. Ce père qui dit au revoir à ses enfants illustre, selon nous, parfaitement le sens de la responsabilité d'un motard qui doit rentrer sain et sauf chez lui car il est attendu. »

Deux motards meurent chaque jour sur les routes françaises
La DSR rappelle qu’en France, deux motards meurent en moyenne chaque jour sur la route. En 2025, 691 usagers de deux-roues motorisés ont perdu la vie (575 motocyclistes et 116 cyclomotoristes) et 5 100 ont été blessés gravement, dont 36% garderont des séquelles un an après leur accident. Alors qu'ils comptent pour moins de 2 % du trafic motorisé, les utilisateurs de deux-roues motorisés représentent 21 % de la mortalité routière et 31 % des blessés graves. Le facteur vitesse est présent dans 54 % des cas, pour le conducteur d'une moto lourde présumé responsable d'un accident mortel. Et dans 46 % des cas, le décès intervient dans une collision sans tiers, très souvent dans une courbe.

Diffusion à partir du 5 juin 2026
Diffusée à partir du 5 juin 2026, la campagne se décline en deux formats : une version courte de 35 secondes diffusée en publicité contextualisée, notamment autour des grands événements moto et de la Coupe du monde de football, et une version longue de 1 minute 50 diffusée sur les plateformes digitales et les réseaux sociaux.
S. A.
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