Chiffres du permis 2014 : le nombre d’examens repart globalement à la hausse

01/02/2016 Formations/Examens
Formations/Examens Chiffres du permis 2014 : le nombre d’examens repart globalement à la hausse Le bilan d’activité 2014, publié par la DSCR, montre un regain d’inscriptions et d’examens dans la plupart des catégories, à l’exception du groupe moto pour lequel le nombre d’examinés a diminué par rapport à l’an dernier.

Toutes catégories de permis confondues, 1 181 647 nouveaux élèves ont été enregistrés par les services préfectoraux selon la nouvelle méthode de collecte effectuée à partir des données automatisées du système national du permis de conduire (SNPC). Un chiffre traduisant une hausse conséquente de 10,3% comparativement aux 1 059 692 inscriptions recensées en 2013, stoppant ainsi 2 années de baisse consécutives. Parallèlement, 3 199 854 examens (44% d’examens théoriques et 56% d’examens pratiques) ont été réalisés en 2014 toutes épreuves confondues, soit une augmentation de 3,1% par rapport à 2013 malgré la baisse de fréquentation subie par le groupe moto (voir p. 17).

ETG : la barre des 70% de réussite dépassée
Avec 1 423 333 candidats examinés en 2014 contre 1 397 041 l’année précédente, l’examen théorique général (ETG) a vu sa fréquentation grimper de 1,88%. Une hausse en grande partie explicable par les renforts mis en place en juillet dernier. C’est en effet à cette époque que le recours à des réservistes de la gendarmerie, de la police nationale et d’agents publics pour gérer l’examen théorique avait été rendu possible pour alléger la charge de travail des inspecteurs afin que ces derniers se consacrent davantage aux épreuves pratiques. Concernant le taux de réussite à l’ETG, celui-ci poursuit cette année encore sa progression à la hausse, atteignant 70,5%, soit un point de plus qu’en 2013. Depuis 2010, cette donnée a augmenté de 7,3 points au total. Cette nouvelle amélioration du taux d’obtention se traduit par 3,36% de reçus supplémentaires, portant le nombre d’admis à 999 117. Avec l’arrivée prochaine des baby-boomers de l’an 2000 (voir édito), on peut espérer un franchissement du million de reçus par an pour 2015 voire 2016, sous réserve que l’évolution de l’examen théorique tienne cette cadence. Au rayon des récompenses, 8 départements se situent plus de 5 points au-dessus du taux de réussite national, dont un podium francilien composé de la Seine-et-Marne (meilleur taux de France avec 79,66% de réussite), des Hauts-de-Seine (79,05%) et de Paris (77,59%). À l’inverse, les départements d’outre-mer et de Corse, soit 8 préfectures, affichent un taux de réussite inférieur de plus de 10 points à la moyenne nationale. De là à dire qu’insularité et taux de réussite élevé à l’ETG ne font pas bon ménage, il n’y a qu’un pas que nous ne franchirons pas. Toutefois, concernant la France métropolitaine, c’est bel et bien à la Haute-Corse et ses 57,36% d’obtention que revient le « bonnet d’âne » de la catégorie.

Permis B : une hausse non négligeable de fréquentation
En 2014, 1 363 390 examens du groupe léger ont été réalisés contre 1 293 050 en 2013, soit une augmentation de 5,4%. Une hausse d’examinés accompagnée d’un accroissement du nombre de résultats favorables de 7,8% (821 184 en 2014 contre 762 091 l’année précédente). Là encore, les mesures de juillet 2014 ne sont sans doute pas étrangères à ce redressement, alors que le bilan 2013 faisait part d’un léger recul du nombre de candidats par rapport à 2012. Par ailleurs, 24,08% des admis au permis B sont issus de la filière AAC, dont la cote ne cesse de croître (voir p. 16). Le taux de réussite, quant à lui, grimpe une nouvelle fois pour parvenir à une moyenne nationale de 60,23%, soit 1,29 point de plus qu’en 2013 et plus de 8 points de plus qu’en 2006. Ces 60,23% d’obtention sont par ailleurs dépassés par pas moins de 63 départements (voir carte ci-dessus), dont 22 affichent même plus de 5 points de plus que le résultat national. À l’opposé, 13 départements français se situent au moins 5 points en-dessous de la moyenne. Avec une approche régionale de la question, on s’aperçoit que 3 des 22 régions ont vu leur taux de réussite diminuer (Corse, Haute-Normandie, Rhône-Alpes) tandis que 8 régions ont un taux inférieur à la moyenne nationale (Alsace, Haute-Normandie, Île-de-France, Limousin, Lorraine, Provence-Alpes-Côte-d’Azur, Poitou-Charentes et Rhône-Alpes). Notons également une fluctuation importante du taux de réussite national tout au long de l’année, avec un score le plus faible enregistré en février (58,23%) et un maximum atteint en août (64,89%), soit une amplitude de 6,66 points. Des chiffres concordant avec le constat d’un nombre d’inscriptions plus important durant le deuxième semestre, tout comme l’année antérieure.

Groupe lourd : fréquentation en hausse de presque 10%
Avec 77 859 candidats examinés en circulation en 2014, le groupe lourd enregistre une hausse d’activité de 9,3% par rapport à 2013. L’augmentation se retrouve également en ce qui concerne les examens hors circulation mais dans une moindre mesure avec un gain de seulement 4,1 points (soit 55 105 épreuves au total) comparativement à l’année précédente. 60 283 résultats favorables ont été décernés donnant, là encore, un score plus élevé qu’en 2013 (hausse de 6,6%). De son côté, la conduite supervisée, instaurée en avril 2010, continue son développement avec 46 693 examinés en 2014 contre 42 188 en 2013, soit une nette majoration de 10,7%. Toutefois, cette filière permettant aux élèves âgés d’au moins 18 ans de conduire avec un accompagnateur avant de passer l’épreuve pratique reste marginale. En effet, la part des candidats examinés pour le permis B issus de cette alternative est de 3,4% seulement, soit 0,2 point de plus qu’en 2013. Au total, 27 833 permis de conduire ont été délivrés dans le cadre d’une conduite supervisée, portant le taux de réussite à 59,61%. Un score meilleur que celui de la seule filière traditionnelle, culminant à 56,57%.

Taux de réussite : net avantage pour les hommes
Concernant les candidats libres, ceux-ci restent largement moins performants que les élèves passés par une école de conduite. Pour l’examen théorique, représentant 87,8% des examens présentés par des candidats libres, le taux de réussite est de 42,28%, soit 28 points de moins que celui affiché via une auto-école. Même constat pour l’épreuve pratique du permis B avec un taux d’obtention atteignant les 53% mais inférieur de 7,2 points par rapport à celui affiché via une école de conduite. Enfin, le bilan fait également ressortir l’existence d’une différence entre le taux de réussite des hommes et celui des femmes en faveur des premiers cités. L’écart atteint même 10 points dans le cas du permis B alors que la gent féminine représente pourtant la majorité des candidats examinés (52,93%). C’est d’ailleurs la seule catégorie à recevoir plus de femmes que d’hommes en examen. Une statistique étonnante qui laisse présager que les clichés sur les femmes au volant ont encore quelques beaux jours devant eux.

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