Entreprise : savoir fidéliser ses salariés

02/09/2017 Économie/Entreprise
Économie/Entreprise Entreprise  : savoir fidéliser ses salariés

Si le secteur de la formation à la conduite est pourvoyeur d’emploi, les exploitants doivent faire face à un important turnover. Comment recruter et fidéliser ses salariés ? Quels outils proposer pour plus d’attractivité ? On vous en dit plus.

Préalable incontournable, le recrutement constitue une étape à ne pas négliger, particulièrement dans un secteur confronté à une pénurie de candidats. L’employeur ne doit pas hésiter à se montrer le plus attractif possible en communiquant notamment sur les avantages et/ou conditions de travail en place au sein de l’entreprise. Une attention particulière devra être portée à la rédaction de l’annonce d’emploi laquelle doit susciter l’intérêt. A minima il convient de faire état du salaire, des horaires, de l’envergure de l’entreprise (nombre de salariés, de candidats formés). Le meilleur des recrutements a cependant ses limites. Si un bon candidat est susceptible de réussir dans les tâches qui lui sont confiées, l’accompagnement dans la prise de fonction et un environnement de travail adapté sont à privilégier afin de faciliter l’intégration durable du collaborateur.

La formation comme outil de pérennisation
La formation, trop souvent négligée, constitue elle aussi un véritable levier d’intégration. Une étude publiée en décembre 2016 par le Centre d’études et de recherches sur les qualifications (CEREQ) montre que les entreprises ont tendance à privilégier la formation des anciens au détriment des nouveaux salariés. Or selon cette même étude, la formation dès l’entrée en fonction permettrait pourtant d’intéresser et d’impliquer le nouvel arrivant dans la vie de l’entreprise. Par exemple, pour l’auto-école il peut s’avérer judicieux de fidéliser le salarié en lui proposant de suite d’accroître ses compétences et spécialités (moto, poids lourds, animation de stages du permis à points).
Naturellement, former implique des investissements financiers qui sont rarement budgétisés au moment de l’embauche. Cependant, il faut savoir que le dédit-formation, dispositif contractuel soumis à des conditions de validité particulières, permet et si besoin, de sécuriser ces financements liés au développement des compétences.

Entretenir la satisfaction du salarié
La satisfaction reste l’élément moteur du maintien du salarié dans l’entreprise. À l’ère du bien-être au travail, une rémunération attractive ou supérieure aux minima conventionnels ne suffit plus à s’attacher la fidélité d’un employé. Un environnement de travail agréable, des possibilités d’évolutions, un intéressement lié au développement du chiffre d’affaires ou encore l’attribution d’avantages en nature sont autant d’arguments de rester pour un salarié. Ainsi, pour un moniteur de conduite, on peut par exemple envisager une mise à disposition du véhicule y compris pour les trajets privés, l’octroi de chèques-déjeuner mais aussi l’attribution d’une prime pour tout nouveau client apporté à l’auto-école. Une autre possibilité peut consister à attribuer des congés payés supplémentaires en fonction de l’ancienneté. Si la convention collective de l’automobile prévoit d’ores et déjà 1 jour ouvrable supplémentaire après 20 ans d’ancienneté (2 jours après 25 ans, 3 jours après 30 ans), rien n’interdit à l’employeur de prévoir des modalités plus avantageuses. La dernière tendance en ce domaine, et que l’on rencontre surtout dans les Start-up, est l’octroi de congés payés à volonté. Avant d’aller sur une telle voie, il faut savoir que l’on peut offrir davantage de liberté dans la prise des congés et ceci en étendant la période de prise de congés au-delà de la période légale. Une chose est sûre, il devient de plus en plus nécessaire de tenir compte de la vie privée du salarié. Plus celui-ci est en mesure de concilier ses impératifs personnels et son activité professionnelle, plus il sera disposé à travailler sereinement. À ce titre, une attention particulière doit être portée à la fixation des horaires. Pour éviter les défections, il semble judicieux de recueillir les souhaits du salarié, de tenter de les satisfaire mais aussi d’avoir égard à l’évolution de ses besoins. Un échange régulier sur ce point peut être un moyen d’éviter des frustrations source de démotivation. L’organisation d’évènements fédérateurs tels que des repas d’entreprise et plus généralement un environnement de travail agréable et convivial font également partie des moyens permettant d’optimiser la relation de travail.

Mettre en place un suivi personnalisé
Enfin, il ne faut pas se satisfaire du maintien durable du salarié. Contraint par le contexte économique difficile, un salarié peut demeurer en poste sans y trouver l’épanouissement requis. Pour éviter les tensions liées à la lassitude il est important de demeurer à l’écoute du salarié, de l’accompagner dans son parcours professionnel (notamment par le biais de formations adaptées), de l’aider à diversifier son activité. En d’autres termes, il ne faut pas hésiter à sonder les besoins du salarié et donc à organiser régulièrement des entretiens d’évaluation ou encore un bilan de compétences.

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