Selon Christophe Castaner, si l'évaluation du passage à 80 km/h n'est pas probant, on repassera à 90

30/10/2018 Sécurité routière
Sécurité routière Selon Christophe Castaner, si l'évaluation du passage à 80 km/h n'est pas probant, on repassera à 90

Interrogé ce matin sur RTL sur l'efficacité de l'abaissement de la vitesse autorisée à 80 km/h sur certaines sections de routes, le ministre de l'Intérieur, Christophe Castaner, a affirmé qu'il considérait que c'était "une bonne mesure". Cependant, le ministre a reconnu qu’une première évaluation sur l’impact en termes de mortalité routière à seulement trois mois de la mise en œuvre n’était « pas viable. Sur le dernier trimestre on a une baisse, mais sur le dernier mois, on a une augmentation du nombre de morts. Donc, je préfère être honnête avec vous, ce n’est pas un outil satisfaisant pour l’instant ».


Objectif : sauver une vie par jour


Toutefois, Christophe Castaner a rappelé qu’une évaluation de la mesure était prévue à l’issue de deux ans d’application qui « vise à sauver une vie par jour et aussi des centaines de blessés graves tous les jours. Le Premier ministre a dit que l’on se donne deux ans pour évaluer cette mesure. Si elle ne fait pas baisser le nombre de morts, on reviendra à 90 km/h. Si par contre, on établit qu’elle a fait baisser le nombre de morts, à ce moment-là, j’aurais la fierté d’avoir assumé l’impopularité de la mesure, mais en même temps, de savoir qu’elle aura sauvé des vies ».
Le ministre de l’Intérieur a également souligné que « les excédents de recettes liées à la verbalisation et aux radars automatiques aillent uniquement aux centres de soins pour les grands blessés ». Enfin, Christophe Castaner a une nouvelle fois indiqué que le gouvernement français n’envisageait pas de rendre obligatoire une visite médicale pour les conducteurs à partir d’un certain âge.

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