Polynésie française : enfin une auto-école à Bora Bora !
01/09/2015
Sécurité routière
Avant l’ouverture de Bora Bora auto-école, les jeunes désireux de prendre le volant n’avaient que deux alternatives : soit aller passer le permis dans d’autres îles plus importantes, à des centaines de kilomètres, soit conduire sans permis.
Même si la superficie de l’île de Bora-Bora, en Polynésie française, n’atteint qu’à peine 40 km2, les besoins en circulation automobile sont importants. Pourtant, de nombreux jeunes et moins jeunes circulent sans permis sur l’île. Il faut dire que jusqu’à présent, il n’existait aucune école de conduite implantée sur l’île, les personnes désirant suivre des leçons de conduite et passer le permis devant se rendre par la mer ou les airs à Raiatea (une île située à 46 km de Bora Bora) ou à Papeete (capitale de Tahiti, sise à 258 km). Avec comme conséquence un coût d’autant plus élevé qu’aux frais de dossiers et aux cours de Code et de conduite s’ajoutent des frais de déplacement et de logement.
Une ouverture bien accueillie par la population
C’est pour cette raison que Sandra Hargous, 34 ans, a ouvert à la mi-juin 2015 la première auto-école de l’île, dénommée avec logique « Bora-Bora auto-école ». « Il faut savoir que 80% de la jeune population roule sans permis sur l’île, ce qui entraîne de nombreux accidents mortels. Je souhaitais permettre à cette population d’obtenir son permis à domicile, et pour certains de régulariser leur situation, ce qu’ils ont désormais l’obligation légale d’effectuer. C’est un véritable bonheur d’ouvrir une école de conduite dans mon île d’adoption, d’autant plus que cette création était très attendue par la population ». Car même si les gendarmes dispensaient à l’occasion une formation pour obtenir le permis de conduire, cette solution demeurait insuffisante.
Une vocation prédestinée
Sandra Hargous est tombée toute petite dans le « chaudron » de l’auto-école. « J’ai grandi dans l’univers des transports, puisque mon père était un ancien examinateur des permis de conduire, tandis que ma mère est monitrice d’auto-école sur les îles de Tahiti et Moorea. De 1990 à 2005, nous étions propriétaire d’une auto-école, dans laquelle j’ai travaillé 3 ans. J’ai ensuite complété mon parcours professionnel en étudiant la comptabilité et la gestion ». Quelques semaines après l’ouverture de l’établissement de formation à la conduite, les candidats sont nombreux à frapper à la porte de Bora Bora auto-école, qui n’a, il est vrai, pour l’instant, pas de concurrence sur l’île. Une profession qui la passionne, des clients en nombre, un lieu de travail idyllique… Sandra Hargous ne regrette assurément pas sa décision d’avoir ouvert son école de conduite !
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