Le CNSR vote l’AAC à 15 ans et la réduction de vitesse à 80 km/h

16/06/2014 Sécurité routière
Sécurité routière Le CNSR vote l’AAC à 15 ans et la réduction de vitesse à 80 km/h L’assemblée plénière du CNSR avait de nombreux sujets sur lesquels plancher en ce lundi 16 juin. D’abord, la réduction de la vitesse à 80 km/h sur le réseau secondaire qui a suscité de nombreux débats. Le ministre de l’Intérieur, Bernard Cazeneuve, est venu prendre les recommandations du CNSR et donner les axes qu’il entend suivre en matière de sécurité routière. Le Conseil national de la sécurité routière a voté l’établissement d’une expérimentation des 80 km/h sur certaines routes bidirectionnelles particulièrement accidentogènes. Une généralisation de l’abaissement de la vitesse pour tout le réseau secondaire n’est pas à exclure, mais aucune échéance n’a été fixée pour l’instant. Le CNSR devait également se prononcer sur d’autres mesures, cette fois-ci concernant la formation au permis. Les recommandations du groupe de travail « jeunes et éducation routière » présidé par Florence Gilbert ont été adoptées. Il s’agit notamment de l’abaissement à 15 ans de la limite d’âge pour commencer la Conduite accompagnée, et un âge minimum pour passer le permis à 17 ans et demi pour les élèves ayant suivi l’AAC. L’ETG est également en passe d’être réformé. Bernard Cazeneuve a affirmé « étudier la mise en place d’un établissement public » pour le Code, et a annoncé vouloir le confier à un opérateur agréé dès 2015, comme il l’avait déjà annoncé vendredi. Il a dit vouloir restreindre le coût pour les élèves « à 30 euros », partant du principe que les établissements de conduite cesseraient de facturer la présentation au Code dès lors que celui-ci serait privé. Mais quid des frais engendrés, pour les auto-écoles, par le transport des élèves sur le lieu d’examen, ainsi que de la mobilisation d’un enseignant pendant une demi-journée ? Pour l’AAC, quid aussi de l’âge minimum pour passer le Code, qui est actuellement de 16 ans ? Autant de questions auxquelles n’a pas encore répondu la future réforme. Mais dont les instances devront pourtant tenir compte.

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