Accidentologie : nouvelle baisse record de la mortalité routière

01/02/2014 Sécurité routière
Sécurité routière Accidentologie : nouvelle baisse record de la mortalité routière
Le nombre de tués sur les routes françaises n’a jamais été aussi bas qu’en 2013, avec 3 250 décès,soit un recul de 11% par rapport à 2012.

Tout comme l’an passé mais de manière encore plus significative, l’année 2013 restera un millésime historique pour la sécurité routière. Le 20 janvier 2014, Manuel Valls, ministre de l’Intérieur, a détaillé le bilan provisoire de l’année 2013, estimant « encourageante » la baisse de 11% par rapport à l’année 2012, année qui marquait déjà un fléchissement du nombre de tués de 7,8%. « En 2013, 3 250 personnes ont perdu la vie dans un accident de la circulation routière. C’est un niveau bas historique. Le plus bas depuis 1948, année des premières statistiques. » Cependant, ce bilan est encore provisoire puisque les statistiques ne seront définitives qu’une fois pris en compte les décès survenus jusqu’à 30 jours après un accident de la route.

Des progrès sauf pour les poids-lourds
Le ministre a également souligné que, « contrairement à 2012, la baisse de la mortalité concerne en 2013 toutes les catégories d’usagers ». En effet, les motocyclistes, les piétons, les cyclistes et les véhicules légers voient leur mortalité routière baisser de respectivement de 3%, 7% et 8% et 14%. Cependant, la catégorie des poids-lourds constitue le seul point noir, avec un nombre de tués en augmentation de 9%, qui fait suite à une forte réduction les années précédentes. Parmi les points positifs, on notera que la mortalité des jeunes âgés de 18 à 24 ans a chuté de 10%. Mais, cette catégorie d’âge représente encore 21% de la mortalité routière pour seulement 9% de la population. La baisse du nombre de victimes s’accompagne d’une chute de 6,6% du nombre d’accidents et de 4,7% du nombre des blessés hospitalisés. Si 403 vies ont pu être épargnées par rapport à l’année 2012, Manuel Valls a souligné que « l’on dénombre encore 9 morts par jour sur les routes françaises, un bilan dont on ne peut se satisfaire. Il n’existe pas de seuil ni de fatalité, il est encore possible de progresser. L’objectif est toujours de passer sous la barre des 2 000 tués sur les routes d’ici 2020 ». Un Conseil interministériel de la sécurité routière (CISR) devrait se tenir avant l’été 2014, avec peut-être à la clé de nouvelles mesures.

Déploiement des radars : la fin de l’escalade
Si selon Manuel Valls, la politique du contrôle automatisé et du développement des radars a joué un rôle important dans la baisse du nombre de tués, « il ne s’agit pas de multiplier le nombre des radars à l’infini. Avec près de 4 100 équipements installés aujourd’hui et une centaine de plus en 2014, nous sommes arrivés à maturité du déploiement ». Ce qui n’empêchera pas le remplacement des radars les plus anciens par des modèles de nouvelle génération (dispositifs permettant d’identifier un véhicule dans sa voie de circulation, contrôlant la vitesse moyenne ou radars semi fixes pour les zones de travaux). Plus que jamais, « ça va flasher » sur les routes de l’Hexagone !

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