Stationnement des véhicules-école : le parcours du combattant !

01/06/2013 Réglementation
Réglementation Stationnement des véhicules-école : le parcours du combattant ! Trouver une place pour y stationner un véhicule auto-école est souvent synonyme de galère au quotidien ! La Tribune des Auto-Écoles a mené l’enquête, en s’appuyant notamment sur des témoignages de gérants ou de moniteurs collectés sur sa page Facebook.

Si certains commerçants peuvent bénéficier de places de stationnement et de livraison, les auto-écoles ne disposent pas d’emblée d’emplacements réservés pour y garer leurs véhicules, que ce soit pour quelques minutes ou pour plusieurs heures. Étonnamment, alors que le véhicule est indispensable à l’activité d’une école de conduite, rien n’a été spécifiquement prévu à ce sujet ! À moins de posséder un parking ou un garage privé, ce qui est le cas d’une minorité, dénicher une place de stationnement fait donc partie des petits soucis quotidiens d’une école de conduite, sans compter que cela peut empiéter sur le temps consacré à la leçon de conduite, ce qui portera sur les nerfs aussi bien du moniteur que de l’élève ! Un problème d’autant plus aigu que les auto-écoles sont la plupart du temps situées dans des rues à forte circulation ou en travaux.

Faire une demande à la mairie
La première démarche à effectuer est de demander à votre mairie un emplacement réservé, ou à défaut une possibilité de dépose-minute le temps de procéder au changement d’élèves entre chaque leçon. S’il est rare que cette demande aboutisse, la mairie ayant le droit de la refuser, il faut tout de même tenter sa chance ! Faute d’emplacement ou de parking, les auto-écoles se garent… comme elles le peuvent, parfois sur des stationnements interdits, en double file, voire même sur le trottoir. Un comble pour des entreprises dont l’objectif premier est d’enseigner aux élèves le respect de la réglementation ! Les forces de l’ordre sont plus ou moins conciliantes selon les communes. Thérèse Aubrun, gérante à Agen, se gare sur des arrêts-minutes « qui utilisent des bornes clignotant au bout de 15 minutes. J’ai été verbalisée plusieurs fois. La mairie me conseille de me garer en dehors de la ville et d’utiliser les navettes gratuites ! Quelle réponse intelligente ! ». Autre solution, se garer sur un parking de supermarché. « Mais attention, certains commerces exigent d’effectuer des achats et de valider son ticket à la caisse pour pouvoir ressortir du parking ! », précise Sylvain Libbe, gérant à Arcachon. Du coup, les verbalisations ne sont pas rares ! « Et encore plus depuis l’apparition des procès-verbaux électroniques », souligne Sylvain Cros, gérant à Saint-Étienne. Parfois, « les forces de l’ordre font preuve d’une certaine tolérance dans le cas du changement d’élève. Sauf pour les nouvelles recrues qui veulent appliquer le règlement à la lettre ! », précise Francis Tallet, gérant à Savigny-sur-Orge. On notera que dans de rares cas, « les forces de l’ordre autorisent le stationnement gratuit tant que le panneau de toit est mis », indique Thomas Bordier, moniteur à Dijon. Se résoudre à payer systématiquement le stationnement de l’horodateur peut revenir cher. De plus, « il est difficile de fermer le bureau toutes les heures le temps d’aller mettre un nouveau ticket derrière le pare-brise », souligne Melody da Silva, gérante à Dijon.

Stationnement résidentiel non autorisé
Même si vous habitez la commune où est située votre auto-école, vous n’êtes en général pas autorisé à utiliser votre carte de stationnement résidentiel pour le stationnement de vos véhicules-écoles, liés à votre activité professionnelle. À Paris, certains commerçants de proximité dont l’activité nécessite des livraisons ou un approvisionnement (boulangers, commerces de détail, restaurants, etc.) peuvent obtenir la carte Sésame Artisan-commerçant et bénéficier du tarif résidentiel (stationnement de 10 heures consécutives au tarif de 0,65€ par jour). Malheureusement, à ce jour, les auto-écoles ne figurent pas sur la liste des professions éligibles à cette carte ! Certaines villes, comme Nantes, proposent de prendre en compte les besoins spécifiques de certains professionnels mobiles (métiers du bâtiment, de la santé, auto-écoles…) en leur faisant bénéficier d’un tarif préférentiel (0,80 euro de l’heure au lieu de 1,40 euro), ainsi qu’une possibilité de dépasser le temps maximal de stationnement habituellement pratiqué. Reste que les règlements peuvent varier d’une ville à l’autre. Mieux vaut contacter sa mairie pour être fixé !

Rentrer chez soi en véhicule auto-école
Après la fermeture journalière de votre établissement, lorsqu’ils y sont autorisés, les moniteurs peuvent rentrer à leur domicile avec les véhicules de l’auto-école. Autre solution, disposer d’un boxe ou d’un garage. Concernant les motos, vous pouvez tout simplement rentrer les machines dans le local de l’auto-école. À condition bien entendu que la vitrine de votre établissement soit équipée d’un rideau métallique, afin d’éviter les vols. Comme le précise Rodrigue, moniteur à Paris, « il faut juste veiller à les ressortir immédiatement avant l’arrivée des élèves le matin, car il est interdit de les laisser dans un lieu public ».

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