Externalisation de l’ETG : deux nouveaux opérateurs déployés

01/06/2017 Réglementation
Réglementation Externalisation de l’ETG : deux nouveaux opérateurs déployés

Après La Poste et SGS, les sociétés Bureau Veritas et Pearson Vue ont ouvert leurs premiers centres ETG début avril. Dekra devrait leur emboîter le pas mi-mai.

La concurrence s’intensifie. Bureau Veritas et Pearson Vue ont lancé début avril leur offre ETG, nommée respectivement Code’nGo et Pointcode. Deux de plus, près de dix mois après le début de l’externalisation de l’examen du Code de la route et le déploiement de La Poste et de SGS. Le marché devrait encore s’élargir, mi-mai, avec l’arrivée de Dekra.

Bureau Veritas vise les 300 centres
Bureau Veritas, leader dans le secteur de la certification, du testing et de l’inspection, a ouvert ses deux premiers centres le 3 avril dernier à Fontenay-aux-Roses, dans les Hauts-de-Seine, et à Évry, dans l’Essonne. Au 2 mai, l’opérateur devait compter 25 salles, dont sept en Île-de-France et dix-huit en province (Angers, Nantes, Rennes, Le Creusot, Lille, Strasbourg, Le Mans…). La première partie de la phase de déploiement se poursuivra jusqu’à la fin du troisième trimestre 2017. À cette période, Bureau Veritas entend disposer d’une soixantaine de centres, tous issus de son réseau existant. L’opérateur s’appuiera ensuite sur des partenaires privés et complètera son maillage en prospectant auprès de partenaires locaux. « À terme, nous avons vocation à dépasser la barre des 300 sites d’examen en France », explique Florent Maret, responsable du service Automotive France de Bureau Veritas. Pour se différencier, Bureau Veritas veut miser sur son image et sur le cadre de ses centres. Les examens, organisés sur des tablettes, se déroulent dans des salles de formation et de réunion, d’une capacité variant de huit à vingt places. En soignant les conditions d’examen, l’opérateur espère pouvoir se prévaloir d’un taux de réussite plus important que ses concurrents. Côté service, la plateforme Code’nGo ouverte par Bureau Veritas permet aux auto-écoles d’inscrire un candidat ou de modifier la liste des candidats déjà inscrits une heure avant l’examen. En cas d’échec, un candidat peut se représenter le jour même. Bureau Veritas souhaite également proposer aux auto-écoles, à partir de juin, de certifier la qualité de leur service, pour devenir organisme de formation professionnelle. « Les élèves pourront voir leurs frais d’inscription à l’examen intégralement pris en charge au titre du CPF. »

Pearson Vue mise sur les ordinateurs
La société Pearson Vue, spécialiste de la certification dans le secteur de l’informatique et du transport, a elle aussi lancé le 3 avril son offre ETG, baptisée Pointcode. Elle a déployé une vingtaine de centres en région parisienne et dans les grandes agglomérations, telles que Bordeaux, Lyon, Lille, ou encore Strasbourg. Elle souhaite développer des partenariats avec des organismes de formation pour s’implanter dans des zones plus reculées. À terme, Pearson Vue espère disposer de 300 à 350 centres, déployés dans toute la France. « Pour l’instant, nous n’avons pas établi de calendrier précis. Nous prenons le temps pour développer notre activité, afin de nous assurer que nous répondons au cahier des charges fixé par le ministère de l’Intérieur et à nos propres critères », explique Alex Ramos, directeur de programme chez Pearson Vue. L’opérateur s’est distingué en proposant aux candidats de passer l’examen sur un poste informatique. « Nous souhaitons offrir une meilleure expérience aux élèves, en mettant en place des conditions plus confortables », indique Alex Ramos. Surtout, la société veut tirer profit de son expérience au Royaume-Uni, où elle organise des sessions d’ETG depuis plus de dix ans. « Nous venons de passer le cap des 20 millions d’épreuves théoriques organisées », informe Alex Ramos. L’opérateur Pearson Vue, qui conçoit avoir concédé « du retard » sur La Poste et SGS, va intensifier la communication auprès du public. Alex Ramos explique vouloir mettre l’accent sur la relation avec les auto-écoles. « Nous les contactons ou nous leur rendons visite pour comprendre leurs besoins. J’ai rencontré dernièrement une quarantaine d’établissements à Paris. Pour l’instant, les débuts sont assez encourageants. »

Arrivée imminente de Dekra
Enfin, Dekra sera le cinquième opérateur à intégrer le marché. L’entreprise, leader de l’inspection, de la certification, des services et de la gestion des sinistres dans les domaines de l’automobile, du transport et de l’industrie, pense déployer son offre à la mi-mai au plus tard. Elle ouvrira dans un premier temps une vingtaine de sites « dans les grandes villes, mais également dans les zones rurales », indique Jean-Yves Buriller, directeur de l’activité ETG chez Dekra. Situées dans les centres de contrôle technique de Dekra, les salles d’examen seront équipées de tablettes numériques. L’objectif, avoue Jean-Yves Buriller, est « de faire preuve d’imagination pour proposer un service différent qui réponde aux besoins des candidats et des auto-écoles ». Dekra souhaite ainsi développer une offre dédiée aux établissements d’enseignement de la conduite et ajuster les horaires d’ouverture des centres « selon leurs souhaits ». Quant à son développement, Dekra étudie les marchés locaux avec ses centres techniques, afin de cibler les territoires où la demande n’a pas encore trouvé preneur.

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