Dématérialisation des titres-repas : mode d’emploi

01/04/2014 Réglementation
Réglementation Dématérialisation des titres-repas : mode d’emploi Depuis le 2 avril dernier, les entreprises peuvent proposer des titres-repas dématérialisés à leurs salariés. Un premier pas vers la fin des titres papier destinés à disparaître progressivement.

L’idée était dans les cartons depuis 2008. Mais comme chacun sait, la mise en place d’un système dématérialisé peut prendre un certain temps… Pour les titres-repas, c’est chose faite depuis le 2 avril 2014 (décret paru au Journal Officiel du 7 mars dernier).

Carte à puce ou smartphone
En clair, les carnets en version papier sont remplacés par une carte à puce de la taille d’une carte bancaire. Elle s’utilise de la même manière (carte Moneo Resto) ou sans nécessiter de contact (carte Ticket Restaurant). Pour régler, rien de plus simple, le commerçant indique le montant dû sur le terminal de paiement, tandis que le client saisit son code. La somme est alors déduite du montant crédité par votre entreprise chaque mois. Avec Resto Flash, on n’a même plus besoin de carte, il suffit de télécharger une application sur son smartphone pour dématérialiser totalement ce système de paiement. Dans ce cas, au moment de payer, le client lance l’application, saisit le montant et présente le code-barres généré au commerçant pour le scanner. Seul bémol, pour accepter ce type de paiement, le commerçant doit se doter d’un nouveau terminal et il n’est pas certain que tous prennent la peine d’investir dans un nouveau matériel.

Plafond journalier de paiement
Normalement, les commerçants et restaurateurs ne pouvaient pas accepter plus de deux titres-repas par jour. Dans la réalité, ça pouvait être plus. Surtout, rien ne vous empêchait d’aller au restaurant et de donner deux titres-repas, puis d’aller dans la même journée chez un commerçant et de donner à nouveau deux titres si ce dernier les acceptait puisque les titres papier ne permettent pas de connaître l’historique d’utilisation. Avec la solution dématérialisée, il reste possible d’effectuer plusieurs transactions dans la même journée, mais la somme maximale de paiement est plafonnée à 19 euros par jour. Par contre, la dématérialisation permet de payer le montant exact dépensé. Un avantage certain par rapport aux titres papier pour lesquels le commerçant est censé ne pas rendre la monnaie. Autre atout indéniable, le système est plus sécurisé. En cas de perte de la carte, il suffit de faire opposition. Et en cas de perte de téléphone, le compte reste crédité. Un bon point car on estime qu’un salarié perdait en moyenne l’équivalent de 80 euros par an avec la version papier (titres-repas perdus ou périmés).

Interdit le dimanche
Si le système dématérialisé comporte des avantages, il présente également quelques inconvénients. En effet, le titre dématérialisé est utilisable tous les jours sauf le dimanche et les jours fériés. C’était déjà le cas avec les titres papier, mais certains restaurateurs les acceptaient tout de même puisqu’il n’y avait pas moyen de contrôler que les titres-repas avaient été donnés le dimanche et non pas le samedi ou le lundi. Autre inconvénient, un certain nombre de parents donnaient des tickets à leurs enfants pour déjeuner le midi. Avec la dématérialisation, le système devient nominatif et il n’est plus possible de faire des petits arrangements entre amis !

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