Seine-Saint-Denis : les auto-écoles mobilisées et enfin écoutées par la préfecture

22/06/2026 Groupements/syndicats

Groupements/syndicats Seine-Saint-Denis : les auto-écoles mobilisées et enfin écoutées par la préfecture

Lundi 22 juin 2026, environ 80 écoles de conduite de Seine-Saint-Denis s’étaient donné rendez-vous tôt le matin devant le centre d’examens de Rosny-sous-Bois pour réclamer plus d’inspecteurs du permis de conduire. En effet, selon Lorenzo Lefebvre, président de Mobilians-ESR, le département présente un coefficient de 3,7, alors qu’il faudrait qu’il soit porté au minimum à 6. Car comme le souligne Patrice Bessone, ex-président de Mobilians-ESR, la Seine-Saint-Denis est un département qui compte un pourcentage très élevé de jeunes en âge de passer leur permis et un grand nombre d’écoles de conduite. Par conséquent la demande en places d’examen est très forte. Le coefficient de 3,7 est donc plus qu’insuffisant. Résultat : « Un candidat doit suivre environ 44 heures de formation avant de pouvoir prétendre à une place d’examen, même lorsqu’il est prêt à se présenter. Cette situation allonge les délais, augmente le coût de la formation et génère incompréhension et frustration chez les élèves comme chez les professionnels », s’indigne Lorenzo Lefebvre.
Autre sujet de mécontentement des écoles de conduite de Seine-Saint-Denis : les lenteurs administratives. Le traitement des demandes de renouvellement d’agrément et d’obtention des labels est beaucoup trop long, ce qui pénalise fortement l’activité des professionnels.

Vers un déblocage de la situation ?
Le cortège des manifestants s’est ensuite dirigé vers la préfecture de Bobigny où les représentants de la profession ont été reçus par le secrétaire général du préfet. Face aux documents très étayés présentés par les représentantes départementales de Mobilians-ESR, Joyce Yerro et Nadia Rahmani, ce dernier s’est montré très à l’écoute et a indiqué qu’il allait organiser régulièrement des réunions pour faire le point avec le Bureau de l’Éducation routière, afin de remédier au problème. Par ailleurs, il a indiqué que la DSR avait proposé un plan pour améliorer la situation. Un plan qui n’a pas encore été mis en place, mais devrait être appliqué très prochainement. Le secrétaire général du préfet a d’ores et déjà donné rendez-vous aux représentants de la profession pour faire un premier point d’étape en septembre.
S. A.
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