Livre blanc du permis : Lorenzo Lefebvre nous dévoile en exclusivité les premières orientations

20/07/2026 Groupements/syndicats

Groupements/syndicats Livre blanc du permis : Lorenzo Lefebvre nous dévoile en exclusivité les premières orientations

À l’heure où les futurs candidats vont se lancer dans la campagne pour l’élection présidentielle de 2027, Mobilians-ESR prépare un Livre blanc de la formation et de l'examen du permis de conduire, qui sera remis aux candidates et candidats à l'élection présidentielle. La rédaction de ce Livre blanc n’est pas réservée aux adhérents Mobilians-ESR, mais ouvert à tous. Que vous soyez enseignants, exploitants d'écoles de conduite, inspecteurs, chercheurs, partenaires institutionnels, élus, candidats au permis ou encore jeunes conducteurs, toutes les idées sont les bienvenues pour contribuer à l’élaboration de ce document qui devrait être finalisé au début de l’automne.

Le permis, un des piliers de notre sécurité routière
Plusieurs personnes ont déjà fait part de leurs suggestions et Lorenzo Lefebvre, président de Mobilians-ESR, nous dévoile les premières orientations. Tout d’abord, tout le monde s’accorde pour dire que « le permis n'est pas un bien de consommation comme un autre. Il est un passeport vers l'autonomie, un levier d'accès à l'emploi, un facteur d'inclusion sociale et, surtout, l'un des piliers de notre politique de sécurité routière ». C’est pourquoi, il ne doit pas être considéré comme « un produit d’appel, déclare Lorenzo Lefevbre. Certaines plateformes ne se contentent plus de former des conducteurs. Elles utilisent désormais cette formation comme une porte d'entrée vers la commercialisation de crédits à la consommation, d'assurances automobiles, de locations longue durée et d'autres services financiers ».

Le continuum éducatif au cœur de la sécurité routière
La sécurité routière s'acquiert tout au long de la vie, dès l'enfance. Les écoles de conduite et les enseignants transmettent bien plus que la maîtrise technique : ils développent le sens des responsabilités, l'anticipation, la perception des risques et le respect des autres usagers. « Le permis de conduire n'est donc pas un simple examen. Il est l'aboutissement d'un véritable parcours éducatif. C'est précisément cette vision qui mérite aujourd'hui d'être réaffirmée. Car, depuis quelques années, une autre logique s'installe progressivement », constate le président de Mobilians-ESR.

Un début d’apprentissage plus tôt
Ce parcours éducatif mérite cependant d’être renforcer en « parcours permettant aux jeunes d'accéder à une mobilité autonome dès 14 ans, notamment par les formations aux cyclomoteurs et aux voiturettes ». Mais précise Lorenzo Lefebvre, « ces formations ne doivent plus être considérées comme des étapes isolées. Elles doivent devenir le premier maillon d'un véritable parcours éducatif à la mobilité » et « l’accès à cette mobilité autonome devrait être précédé d'une épreuve théorique garantissant l'acquisition des fondamentaux du Code de la route ». Ce parcours éducatif pourrait « ensuite ouvrir naturellement l'accès à la formation à l'Apprentissage Anticipé de la Conduite dès 14 ans, afin de construire une progression pédagogique cohérente où chaque étape prépare la suivante ».

Une formation théorique plus solide
Autre sujet qui fait consensus : la formation théorique doit évoluer, tant en termes de volume d’heures obligatoires que du programme. D’une part en renforçant l’apprentissage des règles du Code de la route. D’autre part en mettant plus l’accent sur le comportement. « La compréhension des comportements humains, l'analyse des risques, la prise de décision, la gestion des émotions, la perception du danger et le développement de comportements sûrs doivent occuper une place beaucoup plus importante ». De même que l’examen devrait mieux évaluer l’autonomie, l’anticipation, l’analyse des situations et les comportements responsables.

Développer la formation continue des conducteurs
La formation ne devrait pas s'arrêter après l'obtention du permis. Les évolutions des véhicules, des infrastructures et des usages justifient une formation tout au long de la vie. Mais attention, cette démarche doit être préventive et non punitive. C’est notamment vrai pour les conducteurs seniors qu’il ne faut pas stigmatiser de par leur âge, mais leur proposer des bilans de conduite, des formations et des conseils personnalisés afin de préserver la mobilité tout en garantissant la sécurité.

L’innovation au service de la pédagogie
Si le contenu de la formation doit évoluer, la forme aussi avec l’introduction des nouvelles technologies comme le simulateur de conduire, l’intelligence artificielle pour analyser la conduite et personnaliser les apprentissages ou encore l’utilisation de tous les outils numériques simplifiant l'organisation des écoles de conduite.

Revoir les modes de financement
Enfin, si tous les politiques reconnaissent que le permis est indispensable à l'emploi pour de nombreux Français, son financement devrait relever pleinement de la formation professionnelle. C’est pourquoi Lorenzo Lefebvre demande le rétablissement d'un financement ambitieux via le Compte Personnel de Formation (CPF).
S. A.
La rédaction du Livre blanc n’est pas terminée, vous pouvez envoyer vos idées via ce lien


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