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Roman, « Virage serré » mêle polar et sécurité routière !
-Octobre 2008-

Informations établissement

Type : BD, livres, jeux
Présentation :
Le dernier roman policier de l’écrivain Jean-Noël Blanc a pour thème la sécurité routière et a été écrit en collaboration avec des experts du Predit.

Un polar sur le sujet de la sécurité routière, ce n’est pas banal. C’est pourtant le thème central du dernier roman policier de l’écrivain et sociologue Jean-Noël Blanc, également auteur de romans non policiers et d’ouvrages pour la jeunesse. Il nous explique comment il a été amené à écrire sur le thème de la sécurité routière.

La Tribune des Auto-Écoles : Pourquoi avoir choisi la sécurité routière comme sujet de roman policier ?
Jean-Noël Blanc : Je ne l’ai pas choisi ! Ce sont en fait les chercheurs du Predit(1) qui m’ont contacté ! Ils cherchaient à populariser un certain nombre d’idées pour lutter contre l’insécurité routière, en passant par un autre biais que les colloques et la recherche « officielle ». Et ils ont pensé à un roman policier ! Ils m’ont  « briefé » et fait part de leurs recherches. Parallèlement, mon personnage, le commandant Tavernier, avait arrêté ses enquêtes, puisqu’il avait pris sa retraite ! C’était une bonne occasion de lui faire reprendre du service ! De plus, nous avons estimé que la sécurité routière collait bien avec le roman policier. En effet, un accident ne désigne pas toujours d’office un coupable évident. Il est souvent nécessaire, comme dans une enquête policière, de procéder à des investigations plus poussées pour déterminer ce qui s’est réellement passé. Et on s’aperçoit qu’un accident découle souvent d’une multitude de facteurs.

La Tribune : Votre livre est-il un polar à but pédagogique ?
J-N. B. : Je n’ai pas voulu que cet ouvrage soit expressément  pédagogique, ce qui aurait pu vite devenir ennuyeux. Mais s’il peut donner à réfléchir aux chauffards… Car même si l’apparition des radars automatiques a fait baisser le nombre de victimes, il reste encore des progrès à accomplir. Il faut savoir cohabiter avec les autres usagers de la route, que l’on soit automobiliste, motard, cycliste, piéton… Dans mon livre, un spécialiste de la sécurité routière emploie le terme de « conducteur normalement dégradé » : il s’agit du conducteur lambda, qui n’est pas toujours à 100 % de ses capacités et qui est amené à faire des erreurs. Le conducteur parfait n’existe pas, nous sommes tous des « conducteurs normalement dégradés ».

La Tribune : Votre personnage estime que l’enquête officielle sur l’accident de son amie n’avance pas assez vite. Les lenteurs judiciaires sont-elles fréquentes ?
J-N. B. : Le commandant Tavernier est tellement impatient de voir aboutir l’enquête qu’il finit par la prendre en charge lui-même de manière non officielle. Dans la réalité, les affaires se résolvent plus lentement. Mais il est vrai qu’un certain nombre de tribunaux ne semblent pas faire des accidents une priorité. Il existe une sorte d’indulgence pour les fauteurs d’accident, c’est un phénomène très français et que l’on retrouve également dans les pays latins.
Propos recueillis par Christophe Susung

(1) Programme de recherche et d’innovation dans les transports terrestres, groupe opérationnel 3 : nouvelles connaissances pour la sécurité routière.

UNE ENQUÊTE QUI DONNE À RÉFLÉCHIR…
Après avoir enquêté dans les romans précédents dans les milieux du football, du cyclisme et des combats de pitbulls, le commandant Tavernier, officier de police judiciaire depuis peu à la retraite, apprend le grave accident de la route dont a été victime l’une de ses amies sur une petite route de campagne, alors que le responsable a pris la fuite. Après avoir essayé d’éclaircir l’affaire avec diverses autorités policières, selon lui peu pressées d’agir, il prend lui-même les choses en main…
À travers cette enquête, ce roman recense les principales causes des accidents : l’état des routes et du véhicule et surtout le comportement du conducteur, entravé aussi bien du point de vue physiologique (santé, drogue, alcool…) que psychologique (problèmes personnels…).
L’ouvrage est également parsemé d’anecdotes issues d’événements réels, comme l’histoire du préfet qui organise une soirée « arrosée » et qui informe ses convives de l’emplacement des forces de l’ordre sur les routes avoisinantes afin de les faire passer par un autre chemin !
Au fil des pages, nous sommes amenés à réfléchir sur nos comportements au volant, tout en suivant le déroulement d’une enquête particulièrement prenante menée par le bougon mais attachant commandant Tavernier. Comme dans les meilleurs thrillers, on ne peut s’empêcher de poursuivre la lecture pour découvrir le fin mot de l’histoire !