Téléphone au volant : de plus en plus de départements durcissent les sanctions

02/09/2026 Réglementation

Réglementation Téléphone au volant : de plus en plus de départements durcissent les sanctions

Depuis le 1er septembre 2026, la Corrèze a renforcé sa lutte contre l'usage du téléphone au volant (appel et envoi de SMS). Désormais, un conducteur contrôlé une deuxième fois pour cette infraction dans un délai de trois ans, risque une suspension administrative de son permis de conduire pendant trois semaines. Cette sanction s'ajoute à l'amende forfaitaire de 135 euros et au retrait de trois points prévus par le Code de la route.
Avec cette mesure, la Corrèze rejoint les départements français ayant choisi de durcir les sanctions prévues contre cette pratique. En effet, depuis fin 2025, plusieurs préfectures ont mis en place des dispositifs permettant de suspendre temporairement le permis de conduire des conducteurs surpris avec un téléphone au volant. Les autorités justifient ce durcissement par les dangers liés à l'utilisation du téléphone au volant qui, selon la Sécurité routière, multiplie par trois le risque d'accident de la route.

Des sanctions qui varient d’un département à l’autre
Ces dispositifs mis en place par les préfets présentent cependant des modalités qui varient selon les territoires. Dans les Landes, département pionnier de cette initiative préfectorale, la suspension peut atteindre six mois. Idem dans le Lot-et-Garonne, en Charente-Maritime, en Haute-Loire et dans le Var. D’autres départements sont un peu moins sévères, comme l’Ardèche qui a fixé la suspension de permis à un mois maximum ou la Drôme qui prévoit entre un et trois mois de suspension de permis.

Un premier bilan encourageant
Les premières données montrent que ces sanctions sont effectivement appliquées. Sur les six premiers mois de l’année 2026, plus de 500 suspensions de permis auraient déjà été prononcées en France. Les Landes concentreraient à elles seules environ 400 décisions, pour une durée moyenne d'une quinzaine de jours. Les premiers retours font état d'une baisse des infractions constatées dans certains départements, estimée entre 10 et 25 %. Il reste néanmoins trop tôt pour mesurer précisément l'impact de ces nouvelles sanctions sur le nombre d'accidents. Un premier bilan plus complet est attendu à la fin de l'année 2026.
S. A.


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