Passages piéton : aménagement de zones tampon de sécurité

01/04/2019 Réglementation
Réglementation Passages piéton : aménagement de zones tampon de sécurité

Les maires peuvent désormais aménager une zone tampon de sécurité de 2 à 5 mètres devant chaque passage piéton de leurs communes.

La mesure n°9 présentée lors du Comité interministériel de la sécurité routière (CISR) du 9 janvier 2018 prévoyait de donner la possibilité aux maires d’aménager des zones tampon de sécurité aux abords des passages piéton de leur commune. C’est désormais une réalité en vertu de l’arrêté du 12 décembre 2018 relatif à la modification de la signalisation routière. Concrètement, cette zone tampon se matérialise par un marquage au sol sur la chaussée représentant des traits discontinus positionnés entre 2 et 5 mètres en amont du passage piéton.
Si un ou des piétons indiquent leur intention de traverser, le conducteur doit arrêter son véhicule devant cette ligne et non au niveau du passage piéton. La Délégation à la sécurité routière précise que « cette ligne d’effet du passage piéton n’est pas équivalente à une ligne de stop ». En d’autres termes, le conducteur du véhicule n’a pas l’obligation de s’arrêter devant cette ligne si aucun piéton n’est engagé sur le passage piéton ou ne manifeste l’intention de traverser.

Une amende de 35 euros
Par contre, s’il ne respecte pas cette zone alors qu’un piéton traverse ou montre son intention de traverser, il s’expose à une amende forfaitaire de 35 euros. Par ailleurs, rappelons que depuis le 18 septembre 2018, le refus de céder le passage à un piéton engagé sur la chaussée ou simplement manifestant son intention de traverser peut être sanctionné par une amende forfaitaire de 135 euros assortie d’un retrait de 6 points du permis de conduire et d’une suspension de permis d’une durée maximale de trois ans. Notons que ce système de marquage au sol a été expérimenté à Strasbourg entre 2013 et 2014 sur neuf passages piéton. Selon le pointage effectué par le Centre d’études et d’expertise sur les risques, l’environnement, la mobilité et l’aménagement (CEREMA), le bilan s’est avéré positif puisque les automobilistes marquaient plus souvent l’arrêt sur la ligne pointillée, sans mordre sur le passage piéton.

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