La DSR publie un guide pour aider les IPCSR à se protéger des agressions

17/07/2026 Formations/Examens

Formations/Examens La DSR publie un guide pour aider les IPCSR à se protéger des agressions

En 2025, 21 agressions envers des inspecteurs et inspectrices ont été déclarées à la délégation à la Sécurité routière, dont 2 concernaient une agression physique. C’est moins que les années précédentes et notamment 2018 où 77 agressions avaient été enregistrées, mais comme le souligne la DSR, « c’est déjà trop ».

Adopter la bonne attitude pour prévenir l’agression
Aussi, le guide recommande d’adopter une certaine attitude face aux candidats pour prévenir l’agression. Il convient ainsi de personnaliser l’interaction, de maintenir une distance appropriée avec le candidat, d’utiliser des termes simples et précis. Enfin, en cas de provocation, il est impératif de rester calme et de recentrer la discussion sur l’évaluation pour éviter l’escalade. Si malgré toute la tension monte, le guide conseille à l’IPCSR d’exprimer de la compréhension, de rappeler la règle, d’impliquer l’accompagnateur dès le début et bien évidemment de faire appel à sa hiérarchie. Le livret précise : « En cas de menace, privilégiez votre sécurité et mettez-vous à l’abri. En cas de danger grave et imminent, vous pouvez exercer votre droit de retrait. Il vous permet de quitter votre poste de travail (sortir du véhicule par exemple si la situation le permet) sans risque de sanction, ni de perte de salaire. Vous devez informer dès que possible votre hiérarchie ».
Si malgré tout, l’IPCSR est victime d’une agression, le guide explique la démarche à adopter (information de la hiérarchie et dépôt de plainte ou main courante), et rappelle les aides auxquelles la victime a droit (consultation d’un médecin, d’un psychologue, DLPAJ).

Quelles sanctions pour l’agresseur ?
Des sanctions sont évidemment prévues pour l’agresseur. Si c’est le candidat, le préfet peut prononcer dans les 24 heures qui suivent, une interdiction temporaire de se présenter aux examens du permis de conduire, pour une durée de 1 à 6 mois. Dans ce cas, l’arrêté préfectoral bloque automatiquement le candidat sur la plateforme « RdvPermis » pendant toute la durée de l’interdiction. Si l’agresseur est l’enseignant, son autorisation d’enseigner peut être suspendue ou retirée par le préfet. Dans les deux cas, les agresseurs encourent jusqu’à 5 ans d’emprisonnement, 75 000 € d’amende et 3 ans d’interdiction de se présenter à l’examen. Enfin, si l’auteur est un tiers (parent, usager de la route, etc.), il faudra entamer une action pénale pour le sanctionner.
S. A.

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