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Gestion & management — Juin 2006
- Stage -
Trois jours pour réactualiser vos connaissances !
S’il n’était obligatoire, ce stage ferait sans doute sourire la plupart des gérants qui n’attendent pas après pour se tenir informés des nouveautés. Mais puisque c’est une question de vie ou de mort pour l’auto-école - sans stage validé, il n’y a pas d’agrément - autant faire en sorte que ce stage soit utile !Depuis 2001, les gérants d’auto-école doivent réactualiser leurs connaissances, à raison d’un stage de trois jours tous les cinq ans, pour obtenir le renouvellement de leur agrément par la préfecture. Cinq ans étant passés, 2006 est donc l’année de tous les renouvellements pour la grande majorité des auto-écoles (celles qui ont 5 ans d’existence ou davantage). Les groupements n’ont pas attendu pour proposer ce type de formation à leurs adhérents. Mais pour les retardataires et les auto-écoles indépendantes, il est grand temps de s’y mettre ! Trouver un centre agréé n’est pas le plus compliqué : la préfecture de votre région doit pouvoir vous en fournir la liste. Celle-ci coïncide assez souvent avec les centres de formation des moniteurs d’auto-écoles ou les centres agréés pour la formation à la capacité de gestion, mais il vaut mieux s’en assurer. En effet, il ne faut pas confondre ce stage de réactualisation des connaissances à l’issue de laquelle vous obtenez l’attestation indispensable à votre renouvellement quinquennal de l’agrément préfectoral, avec un stage lambda de formation continu en gestion ou en comptabilité. DEMANDEZ LE PROGRAMME !En théorie et sur le papier, ce stage de réactualisation des connaissances est censé approfondir 5 thèmes : culture sécurité routière ; Pédagogie et psychopédagogie ; Réglementation concernant l’enseignement, le permis et le Code (par exemple, le permis à points, les radars automatiques, la conduite et l’usage de stupéfiants, la durée de validité de l’examen du Code) ; Environnement économique, social et fiscal de l’entreprise. Et enfin, environnement commercial, concurrence et consommation. Parmi ces thèmes, les trois premiers doivent occuper au moins 50 % du temps de la formation. Boucler tout ce programme en 3 jours seulement, est quasi mission impossible et c’est pourquoi d’un stage de formation à l’autre, le programme peut légèrement varier. Une bonne raison pour demander quels seront les points sur lesquels les formateurs vont insister, avant de s’inscrire ! Certains vous demandent d’ailleurs si vous souhaitez voir aborder un aspect plus qu’un autre, mais ne rêvez pas, il est impossible de vous concocter un programme 100 % sur mesure puisque vous êtes au moins 6 par stage et que les autres gérants n’ont pas forcément les mêmes points d’intérêt que vous (si vous souhaitez une formation spécifique, vous avez la possibilité de faire un stage de formation continu) …FAITES DE CE STAGE UN VRAI ATOUTPrendre trois jours quand on a un emploi du temps déjà « surbooké » peut relever du casse-tête. Et cela risque d’empirer à l’avenir, car la question de le rendre également obligatoire pour les moniteurs, est dans l’air du temps ! En attendant et puisque vous n’avez pas le choix, autant faire en sorte que ce stage vous soit vraiment utile. Pour cela, planifiez-le bien à l’avance (au minimum trois mois) afin de ne pas avoir à annuler d’élèves au dernier moment ou pire, stresser pour votre agrément parce que vous ne trouvez plus de stage de libre avant la date fatidique ! N’hésitez pas à rappeler le centre agréé pour savoir si d’autres gérants se sont inscrits au même stage que vous, car il ne peut avoir lieu s’il y a moins de 6 candidats. Une fois ce nombre atteint, vous êtes tranquille ! Le jour J, venez avec une liste de questions ou de points qui ne vous semblent pas très clairs : même si tous les sujets ne pourront être abordés durant les cours, il est souvent possible de glisser sa question au moment d’une pause, ou d’en discuter entre collègues. L’expérience des autres est toujours utile. Enfin, même si on vous remet une synthèse des points abordés au cours du stage, du moins dans la plupart d’entre eux, prenez en notes les points qui vous semblent importants. Déjà, cela vous donnera une base pour répercuter cette information à vos moniteurs, à l’issue de votre stage. Et surtout, cela va vous aider à mémoriser ces nouvelles données sans trop d’effort. Selon les statistiques, on retient seulement 10 % de ce qu'on lit, 20 % de ce qu'on entend, 30 % de ce qu'on voit, 50 % de ce qu'on voit et entend et enfin, 70 % de ce qu'on dit, 80 % de ce qu’on est capable d’expliquer à un tiers et 90 % de ce qu’on écrit, dessine, fabrique !
Nathalie Szapiro
TROIS ASTUCES POUR CHOISIR LE BON STAGE• Choisissez un centre important : pour ne pas risquer une annulation au dernier moment. En effet, la loi, exige un minimum légal de 6 gérants inscrits par stage (15 au maximum). Un centre important se reconnaît au nombre conséquent de stages organisés par an, au fait qu’il en propose dans chaque département et au fait que vous en avez déjà entendu parler (soit par courrier, soit sur une publicité). En effet, plus un centre est connu et plus il y a de chances pour qu’autres exploitants le connaissent également et donc s’y inscrivent ! • Demandez quelle est la formation de ceux qui vont animer le stage : il est préférable qu’ils soient au moins deux, l’un étant spécialiste en pédagogie et en sécurité routière (diplômé BAFM), l’autre étant spécialisé en comptabilité et en gestion. Si c’est le même intervenant qui anime le stage de A à Z, il saura bien sûr faire le programme, mais risque d’être moins pointu sur une question annexe que vous aimeriez posé.• Choisissez un centre qui vous aide à monter le dossier pour être remboursé : ce stage coûte en moyenne entre 500 et 600 €. Comme il s’agit d’un stage de formation continue, son financement peut se faire dans ce cadre pour les gérants et ce, qu’ils soient salariés ou non de leur exploitation. Encore faut-il déposer un dossier avant de faire son stage. C’est dire s’il faut s’y prendre à l’avance !
DONNEZ DU CARBURANT À VOTRE CERVEAU ! Il n’est pas facile de retourner sur les « bancs de l’école », quand on est déjà dans la vie active et que l’on fait les 35 heures deux fois par semaine ! Pour être en forme et surtout réceptif durant ces trois jours, vous devez bien sûr, dormir suffisamment (7 heures en moyenne), mais aussi apporter à votre cerveau tout ce dont il a besoin pour la mémoire. Durant ces trois jours et dès la veille, mangez si possible des légumineuses (lentilles, haricots secs, etc.) et des céréales complètes (riz, blé, pâtes) pour accroître vos stocks d'énergie. Consommez des aliments riches en vitamines impliquées dans les processus de mémorisation comme la B1 (à puiser dans les céréales complètes), la B9 (dans les fruits et les légumes frais) et la B12 (poissons, œufs, laitages). Ne buvez surtout pas d’alcool qui est un ennemi notoire de la mémoire. En revanche, rien ne vous empêche de blaguer un peu avant les cours : on retient mieux quand on est décontracté !
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