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warning Sécurité routière — Mai 2010

-Santé au travail-
4 règles de bonne conduite !


On peut exercer le métier de moniteur auto-école durant des années et rester en bonne santé, à condition de changer quelques mauvaises habitudes…

Les conseils des médecins – trois repas riches en fruits et légumes par jour, le plus de marche possible, pas de stress et bien sûr, ni abus d’alcool, ni cigarette – sont plus faciles à dire qu’à suivre. En effet, tout moniteur passe des heures, assis dans une voiture. Sa pause repas est parfois réduite à peau de chagrin. Et les erreurs de conduite répétées des élèves sont des sources de stress puisqu’il faut être constamment prêt à les corriger !

➢ RÈGLE N°1 : SE BOUGER
• Dans quel but ? Le manque d’exercice est un facteur de risque de prise de poids, de diabète, d’hypertension artérielle, de maladies cardiovasculaires et de cancers. À l’inverse, une activité physique régulière et à rythme soutenu, protège.
• L’idéal ? Le minimum, c’est 20 minutes de marche rapide par jour, mais si on peut faire plus, c’est mieux. Contrairement à une idée reçue, on n’est pas obligé de marcher 20 minutes d’affilée : même si on s’y prend en plusieurs fois, c’est aussi bénéfique… et c’est déjà plus facile à « caser » dans une journée ! Cela permet de diminuer la tension artérielle, le risque de diabète et d’affiner la silhouette, autrement dit, de diminuer les principaux facteurs de risque cardiovasculaire d’infarctus, d’accident vasculaire cérébral et de cancer. Marcher est aussi un bon moyen de lutter contre l’insuffisance veineuse (et donc à terme, les varices). C’est enfin un bon moyen de retrouver un transit intestinal normal, en complément d’une alimentation suffisamment riche en fibres…
• Comment faire ? Même si une journée de cours est bien remplie, il y a toujours moyen de marcher, par exemple, avant de partir, pour aller chercher du pain ou un journal. Le soir, en sortant le chien ou pour la promenade digestive. Bref quand on veut, on peut et c’est toujours plus motivant quand on s’y met à plusieurs. Sans oublier les jours de repos qu’il vaut mieux passer sur les stades que devant le match à la télé !
Pour ceux à qui on a trouvé un taux de sucre dans le sang ou une tension artérielle « limites », ce n’est même plus un choix, mais une nécessité : tous les sports d’endurance – marche, jogging, vélo sur terrain plat, natation, etc. – sont alors conseillés. Ils peuvent suffire à éviter le passage au diabète ou à l’hypertension, à la condition de faire preuve de régularité.
 
➢ RÈGLE N°2 : MIEUX MANGER
• Dans quel but ? Une alimentation déséquilibrée, trop riche en sucres à Index glycémique élevé (ceux qui font vite grimper le taux d’insuline dans le sang), c’est la première cause de surpoids. Et ce dernier augmente le risque de cancer et sa gravité. Le pire, c’est le tissu graisseux abdominal (la bedaine) car il favorise la libération de molécules inflammatoires elles-mêmes impliquées dans la sécrétion de facteurs de croissance qui accélèrent le développement des cellules cancéreuses.  
• L’idéal ? Même en cas de grosse journée de cours, on peut manger équilibré à la pause déjeuner. Par exemple, deux tranches de pain complet, de la salade, une tomate en tranches et du thon, c’est tout bon !
Il n’y a plus qu’à croquer une pomme en dessert et le tour est joué, même en cas de budget serré.
• Comment faire ? Pour manger équilibré, on doit manger de tout, mais pas dans les mêmes proportions. Il nous faut au moins 5 portions de fruits et de légumes par jour, pour faire le plein de vitamines. Et nos crudités, on les assaisonne avec de l’huile de colza ou de l’huile d’olive, riches en acides gras essentiels. Comme le pain et les céréales sont de bonnes sources d’énergie, il nous en faut une portion à chaque repas, mais uniquement de ceux qui ont un Index Glycémique (IG) bas (l’IG correspond à la mesure du taux de sucre dans le sang, une demi-heure après son ingestion). En font partie, les légumes secs et les céréales complètes (pain, riz et pâtes complètes), mais pas les pommes de terre, le pain blanc ou les céréales raffinées qui sont donc à consommer avec modération. Pour accompagner nos légumes et nos céréales, on peut prendre de la viande, de la volaille ou du poisson : ce sont de bonnes sources de protéines, mais une seule portion par jour suffit. Ensuite, on a droit au fromage ou au yaourt, au choix, car avec les laitages (riches en calcium), une seule portion par repas couvre nos besoins quotidiens. Enfin, concernant les boissons, notre silhouette a deux alliées : l’eau, indispensable à la vie et le thé vert (sans sucre) car c’est un bon drainant.
 
➢ RÈGLE N°3 : ARRIVER À SE RELAXER
• Dans quel but ? Le stress chronique est le pire ennemi du corps. En effet, les hormones du stress bloquent certaines cellules essentielles à une bonne immunité (les cellules tueuses, chargées de traquer les cellules cancéreuses) et favorise donc indirectement la progression des tumeurs.
• L’idéal ? Plusieurs techniques anti-stress ont fait leurs preuves. Bien sûr, il ne s’agit pas de se lancer dans une séance de yoga au milieu d’un cours de conduite, mais le simple fait de respirer amplement, avec le ventre, au rythme de 5 secondes d’inspiration et de 5 secondes d’expiration, ça aide déjà à évacuer sur le moment !
• Comment s’y prendre ? Connaître les situations qui nous stressent le plus, c’est incontournable si on veut ensuite chercher la parade. Cela peut passer par des trous dans son planning pour faire face aux imprévus sans empiéter sur son temps de sommeil. Il faut aussi apprendre à gérer les élèves un peu trop irascibles et penser d’avance aux réponses les plus appropriées à apporter aux points de discorde habituels (élève impatient de passer un examen alors qu’il n’est pas prêt, refus de payer une leçon, etc.).
Pour certains, le meilleur dérivatif est l’humour. Le rire améliore la respiration, libère des endorphines cérébrales naturellement antalgiques, stimule l’immunité naturelle et surtout, n’a pas son pareil pour mettre fin au stress. Au point que l’un des secrets des centenaires est d’avoir hérité d’une nature gaie comme un pinson !

➢ RÈGLE N°4 : ADOPTER LA BONNE ATTITUDE !
• Dans quel but ? Rester assis des heures dans son véhicule, se contorsionner vérifier que son élève n’a pas oublié la présence d’un obstacle… Ce n’est pas franchement le travail idéal pour un dos qui risque fort de le faire payer par des lombalgies à répétition, ou même des maux de tête pour ceux qui contractent en plus les muscles du  cou et des épaules.
• L’idéal ? Il n’y a pas le choix, il faut éviter tous les mouvements qui mettent la colonne vertébrale sous pression et les muscles sous tension…
• Comment faire ? C’est une simple question d’habitude. Pour rentrer dans la voiture par exemple, la bonne technique est de s’asseoir perpendiculairement au volant, en posant les mains sur les cuisses pour prendre appui dessus. Il faut ensuite rentrer les deux jambes simultanément et se tourner face au volant. Pour conduire, il est conseillé d’avoir les cuisses horizontales, les bras et les genoux légèrement pliés, les deux mains sur le volant, le haut du dos parfaitement calé dans le siège et le bas du dos, éventuellement maintenu par une ceinture lombaire. Et comme il n’est pas très bon de toujours solliciter les mêmes muscles avec la même intensité, la parade est de régler son siège différemment tout au long de la journée. Une fois arrivé, pour descendre de voiture, il n’y a qu’à reculer le siège au maximum et faire pivoter le corps d’un seul bloc avant de poser les deux pieds à terre. Il n’y a plus qu’à profiter des quelques minutes qui nous restent avant l’arrivée d’un élève retardataire pour s’étirer, faire quelque pas, sautiller, bref, pour bouger et dénouer toutes les tensions.

Nathalie Szapiro


TABAC ET ALCOOL, UN COCKTAIL EXPLOSIF

Tous les efforts que l’on peut faire pour notre santé risquent d’être réduits en fumée, si par ailleurs on est fumeur ou que l’on boit trop d’alcool : le risque pour la santé est réel au-delà de trois verres standard par jour en moyenne (comme ceux servis dans les bars) pour les hommes ou de deux verres quotidiens pour les femmes, soit 21 verres par semaine pour les hommes et 14 pour les femmes. Mais il existe également pour ceux qui ne peuvent pas se passer de boire lorsqu’ils sont entre amis (alcoolisme « social »). Dans toutes ces situations, le mieux est d’en parler avec son médecin traitant. Car les chances d’en finir avec le tabac ou l’alcool sont bien plus élevées quand on est suivi. Évidemment, c’est encore plus simple si l’on n’est pas dépendant !


SOMMEIL SOUS CONTRÔLE

Mal dormir de temps à autre, cela s’explique. Neuf fois sur dix, le stress est l’élément déclenchant : une nouvelle inattendue, une décision importante, voilà qui peut suffire à perturber le plus régulier des dormeurs ! Hormis prendre son mal en patience – c’est l’affaire de quelques nuits – on peut faire appel aux médecines naturelles. Par exemple, en homéopathie, Ignatia est préconisé en cas d’un trop plein d’émotions. En phytothérapie, la valériane est tout indiquée quand on se sent nerveux. La passiflore, si on est surmené. Si malgré tout rien n’y fait, on peut prendre un somnifère de dernière génération, par exemple, le week-end (quand on ne conduit pas), juste histoire de rompre le cercle vicieux qui fait que la peur de mal dormir génère un stress lui-même responsable de la mauvaise nuit.
Au-delà de 4 semaines de mauvaises nuits consécutives, c’est différent car on rentre dans le cadre d’une insomnie chronique : il faut toujours chercher à en trouver la cause. Il peut s’agir d’un médicament (cas de certains antihypertenseurs, corticoïdes, etc.) et dans ce cas, un changement de prescription peut tout arranger. Il peut aussi s’agir d’une pathologie responsable de douleurs nocturnes, auquel cas la solution vient d’un antalgique et du traitement de l’affection. En dernier recours, il n’y a pas d’autre choix que de se rendre dans un centre du sommeil (liste sur (www.institut-sommeil-vigilance.com, rubrique « les troubles du sommeil »), à la recherche d’une pathologie qui va nécessiter un traitement spécifique.




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