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newspaper Revue de presse — Juillet 2010

La loi Marilou va-elle être remodelée ?


« La loi Marilou est-elle trop sévère ? » Le Parisien s’interroge sur les contours de cette loi, qui porte le nom d’une fillette tuée, il y a plusieurs années dans un accident de la route provoqué par un conducteur ayant fumé du cannabis. Souvenez-vous : ce texte prévoit des peines aggravées pour les automobilistes contrôlés au volant sous l’emprise de stupéfiants, jusqu’à deux ans de prison et 4 500 euros d’amende. Problème, « cette loi ne prévoit pas les cas de conducteurs sous un traitement médical inscrit sur la liste des stupéfiants », indique le quotidien. « Cardiaques, asthmatiques, épileptiques ou diabétiques, soit plusieurs dizaines de milliers de malades, se retrouvent, selon la législation, privés de leur droit de conduire une voiture ou un deux-roues ».
Le journal cite en exemple Julie Charles, une jeune étudiante de 24 ans, qui ne peut passer son permis de conduire en raison de médicaments prescris pour sa maladie, le TDAH, un trouble du déficit assimilable à l’hyperactivité des jeunes enfants. « Sous médication tout va bien, je sais que je ne serais pas dangereuse au volant, mais la loi m’interdit alors de conduire ! », s’insurge-t-elle.
Selon Le Parisien, Dominique Perben, ex-ministre de Transports et initiateur de la loi, aurait alerté la Garde des Sceaux Michèle Alliot-Marie au mois de décembre. Il n’aurait pas reçu de réponse « satisfaisante ». Finalement, le médiateur de la République Jean-Paul Delevoye se serait emparé du dossier. « […] L’espoir réside aujourd’hui dans un toilettage de la loi pour dépénaliser la conduite sous médication », explique le quotidien. Pour Julie Charles, une solution s’impose. « L’idéal serait d’accorder aux malades dans ce cas une autorisation à usage thérapeutique, comme celle donnée aux sportifs de haut niveau pour des traitements qui peuvent être considérés comme dopants », explique-t-elle dans les colonnes du journal. 
Le Parisien, le 14 mai 2010


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