Cerveau & Psycho, le magazine de la psychologie et des neurosciences, a consacré dans son numéro de novembre-décembre 2009 quatre pages à divers aspects du comportement des conducteurs. L’article explique que « la conduite automobile est une activité très complexe. » Lorsque l’on est au volant, notre cerveau a à traiter un grand nombre d’informations. Plus précisément deux informations par mètre parcouru, ce qui représente environ 1 700 informations par minute lorsque l’on roule à 50 km/h. Il n’est donc pas étonnant qu’une personne qui apprend à conduire se sente vite stressée et débordée au vu de la multiplicité des tâches à accomplir (embrayer, passer les vitesses, rétrograder, regarder la route et les panneaux, surveiller ses rétroviseurs, etc.). Mais cette sensation de difficulté diminue progressivement et, après quelques mois, toutes ces mini-tâches sont acquises, exigeant beaucoup moins d’effort mental. Revers de la médaille, la routine s’installe. Ainsi, un conducteur qui emprunte un itinéraire familier laisse souvent vagabonder ses pensées. Les experts estiment que les conducteurs passent 30 % de leur temps au volant centrés sur autre chose que sur la conduite de leur véhicule.
L’inattention au volant provient également de toutes les activités secondaires parfois effectuées au volant. Changer un CD, manger un sandwich ou téléphoner doublent le risque d’accident. Téléphoner au volant est même plus dangereux que conduire en léger état d’ébriété. Composer un numéro de téléphone, se maquiller ou ramasser ses lunettes de soleil tombées par terre triplent le risque d’accident.
Concernant le téléphone portable, c’est surtout l’effort mental qu’exige une conversation (écouter et parler, se concentrer sur les paroles de son interlocuteur…) qui mobilise les capacités du cerveau, qui ne sont ainsi plus entièrement disponibles pour la conduite. Pour démontrer l’ampleur de cette perturbation, une expérience a été réalisée par IRM (Imagerie par résonance magnétique) : chez les sujets qui devaient répondre à des questions de culture générale tout en conduisant, l’activité cérébrale de la région située entre les lobes pariétal et occipital diminue d’en moyenne 40 % par rapport à des conducteurs qui n’étaient pas distraits. Or, cette région cérébrale traite des informations comme l’estimation de la distance et sa propre localisation dans l’espace ! Enfin, qu’on soit par nature colérique ou plus flegmatique, conduire tend à rendre tous les conducteurs plus agressifs.
Comme le conclut l’article, « peut-être, l’enseignement de la conduite devrait-il inclure, outre les cours théoriques et pratiques, quelques heures d’« éthique de la conduite » et de psychologie. Ainsi, les pièges liés à la distraction, l’agressivité et la routine seraient ancrés dans les consciences des jeunes conducteurs ! »
Cerveau & Psycho,
novembre-décembre 2009
newspaper
Revue de presse — Janvier 2023
Lucas Maës : agé de 20 ans, il serait le plus jeune enseignant de la conduite !
L’auto-école du lycée à Chaumont en Haute-Marne a recruté en décembre 2021 le plus jeune enseignant de la conduite de France. Âgé de 20 ans, Lucas Maës s’est tourné vers ce métier un peu par hasard. Un choix qu’il ne regrette absolument pas. Loin de là puisqu’il envisage de devenir enseignant moto.
newspaper
Revue de presse — Janvier 2023
Diane Leyre, Miss France 2022 : « Le permis de conduire, c’est l’accès à l’indépendance ! »
Parisienne hyperactive, Diane Leyre élue Miss France 2022 en décembre 2021, surfe avec un emploi du temps de ministre. Elle vient cependant de décrocher son permis de conduire et incite les jeunes comme les moins jeunes à être vigilant sur la route.
newspaper
Revue de presse — Novembre 2022
Gérant d’auto-école et sosie de M. Pokora
Anthony Haleine a une triple vie : il est enseignant de la conduite en Seine-Maritime, américanophile et c’est également le sosie officiel du chanteur Matt Pokora !