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warning Sécurité routière — Février 2010

-Etude La Prévention Routière/CG Assurances
Des comportements encore dictés par la crainte de la


Si les conducteurs français estiment dans leur ensemble avoir changé de comportement, c’est encore en majorité par crainte de la sanction. C’est l’un des enseignements de l’étude effectuée par La Prévention Routière et GCE Assurances.

Le comportement des Français au volant a changé mais ceci est dû essentiellement à la crainte des sanctions. C’est ce qui ressort de l’étude réalisée par l’association La Prévention Routière et GCE Assurances en juillet 2009 auprès de 1 021 conducteurs français (89 % de conducteurs principaux et 11 % de conducteurs occasionnels) et dont les résultats ont été publiés en novembre 2009.

LES FRANÇAIS ONT CHANGÉ DE COMPORTEMENT
On constate tout d’abord que 56 % (et les hommes un peu plus que les femmes) des personnes interrogées estiment avoir changé de manière significative de comportement ces dernières années. Il ressort également que si 78 % des sondés ont tendance à rouler moins vite, 84 % font plus attention sur la route « pour ne pas être sanctionnés », 81 % « pour respecter les piétons et les deux-roues », 72 % « pour consommer moins de carburant » et 70 % « pour polluer moins ». La peur du gendarme – et du radar automatique ! – est donc toujours très présente dans l’esprit des automobilistes.

L’IMPRUDENT, C’EST L’AUTRE !
Les conducteurs estiment que ce sont les autres automobilistes qui commettent des imprudences. En effet, 88 % se considèrent comme des conducteurs plus prudents que la moyenne ! On notera que cette tendance est plus affirmée chez les seniors que chez les jeunes. Parallèlement, 81 % des personnes interrogées continuent à « prendre du plaisir à conduire » ! Et 26 % confessent « aimer conduire vite » alors que 95 % déclarent entretenir régulièrement leur véhicule par souci de sécurité. Là encore, cette tendance est surtout observée chez les seniors plutôt que chez les jeunes.

L’ALCOOL JUGÉ PLUS DANGEREUX QUE LA VITESSE
Autre enseignement intéressant, au chapitre des comportements jugés les plus dangereux, l’alcool au volant est cité en premier par 58 % (plus par les femmes que par les hommes, plus par les jeunes que par les seniors), suivi par la drogue au volant (21 %) et le non-respect d’un stop (8 %).
Par contre, conduire vite n’est cité en premier que par 5 % des sondés, ce qui constitue un résultat plutôt surprenant.
À la question, « Quelle catégorie de conducteurs considérez-vous comme la plus dangereuse au volant ? », les personnes interrogées ont désigné en premier les conducteurs sans permis, puis les personnes âgées, les jeunes conducteurs, les conducteurs de motocyclettes et enfin les conducteurs de poids-lourds. On remarquera qu’ironiquement, les jeunes conducteurs citent en premier les personnes âgées et inversement, les seniors citent quasiment ex aequo les jeunes conducteurs et les conducteurs sans permis.

ALCOOL ET DROGUE : TROP PEU DE CONTRÔLES
Les personnes questionnées estiment que les contrôles ne sont pas assez nombreux en ce qui concerne l’usage des drogues (pour 69 %), l’alcool (56 %), l’utilisation du téléphone au volant (56 %, dont seulement 37 % des jeunes contre 64 % des seniors), le non-respectt d’un feu rouge ou d’un stop (55 %), le non-port de la ceinture de sécurité (34 %) et enfin la vitesse (27 %).
Pour faire progresser la sécurité routière, les sondés déclarent être prêts à s’investir en adoptant de nouvelles mesures, avec – dans l’ordre – passer des visites médicales obligatoires pour pouvoir continuer à conduire, installer dans le véhicule un dispositif qui détecte les signes de fatigue, installer un dispositif empêchant de démarrer en cas d’alcoolémie positive, suivre des séances de révision du Code de la route ou encore installer un dispositif empêchant de dépasser les limitations de vitesse.
Enfin, 53 % sont d’avis qu’il n’est pas nécessaire d’abaisser le taux limite d’alcoolémie, jugé déjà suffisamment bas, alors que 37 % sont favorables à une diminution du taux d’alcoolémie pour tous les conducteurs et 9 % uniquement pour les jeunes conducteurs.
C. S.
 L’intégralité de l’étude peut être consultée sur le site Internet www.preventionroutiere.asso.fr (rubrique S’informer/études et sondages)


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