« Les composantes affectives et psychologiques du comportement des jeunes conducteurs, notamment à travers leur relation aux risques, sont aujourd’hui reconnues », affirme Gérard Hernja, ancien enseignant de la conduite, aujourd’hui chercheur en science de l’Éducation à l’Université Nancy II. Mais se contenter de cette affirmation pour expliquer les causes d’un accident serait plus que réducteur.
C’est pourquoi Gérard Hernja a mené, dans le cadre du Predit (Programme de recherche et d’innovation dans les transports terrestres) une étude auprès de 53 personnes (hommes et femmes) âgés de 18 à 20 ans, ayant obtenu leur permis de conduite dans les trois à sept mois précédents l’enquête après une formation classique (pas d’AAC) et ayant parcouru entre 3 000 et 5 000 kilomètres. Pour constituer l’échantillon, deux variables étaient prises en compte : le niveau d’étude et les difficultés rencontrées pendant la formation. Les jeunes conducteurs retenus ont été confrontés à diverses situations théoriques ou pratiques en salle et également en circulation réelle. Les tests étaient suivis d’un entretien avec le chercheur pour tenter de comprendre les mécanismes de la prise de risques. Résultat : « les sujets observés maîtrisent les risques lorsqu’ils les comprennent » et nombre d’entre eux éprouvent des difficultés à « anticiper un risque à partir de ce qu’ils ne voient pas ». Si l’on prend le cas d’un camion arrivant sur la gauche et ayant mis son clignotant pour tourner à droite, tandis que je suis arrêté au stop, puis-je m’engager ? « Deux fois plus de sujets ayant un niveau d’études inférieur au baccalauréat déclarent démarrer au stop, sans envisager que le camion puisse continuer tout droit en dépit du clignotant allumé ou masquer un autre véhicule derrière lui ».
Faut-il en déduire que seuls les Bac + 5 peuvent prétendre obtenir leur permis de conduire ? Certainement pas, car des personnes au niveau d’étude élevé peuvent également présenter un comportement à risque et inversement. Pour Gérard Hernja, la solution réside tout simplement dans la formation initiale qui devrait permettre de détecter ce type de difficultés et « de proposer une approche pédagogique adaptée pour les surmonter ».
Circuler Autrement,
octobre-décembre 2008
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