à la fin du mois de novembre, un inspecteur du permis de conduire a été agressé physiquement par un candidat au permis b, au cours de l’examen. les syndicats d’inspecteurs estiment avoir été entendus et compris par l’administration.
Fin d’après-midi, le mercredi 25 novembre dernier, à Noisy-le-Grand (93). Un candidat doit stopper son examen à la requête de l’examinateur, comme le prévoit la procédure en cas de conduite jugée inappropriée ou dangereuse pour les biens ou les personnes. Le candidat cède sa place au moniteur puis prend place à l’arrière du véhicule. Soudain, alors que l’inspecteur remplit le CEPC (certificat d’examen du permis de conduire), l’apprenti conducteur violente l’inspecteur, par derrière, qui se verra par la suite prescrire deux jours d’interruption de travail temporaire (ITT).
LA DDE DE SEINE-SAINT-DENIS SE MONTRE SOLIDAIRE
Immédiatement, le Snica-Fo et l’Unsa Éducation routière-Medad ont appelé les inspecteurs des départements du 75 et du 93 à manifester leur indignation et leur solidarité dès le lendemain, en cessant le travail.
« Nous avons été reçus par la DDE (Direction départementale de l’équipement), avec le représentant de la déléguée interministérielle à la sécurité routière (Michèle Merli). La DDE a pleinement joué son rôle en s’indignant et en se montrant solidaire des inspecteurs », révèle Laurent Le Floch, secrétaire général adjoint du Snica-Fo. Un dépôt de plainte a d’ailleurs été effectué au nom de l’administration.
« Il s’agit de la deuxième agression d’un agent depuis juillet dernier », rappelle Christophe Nauwelaers, secrétaire général de l’Unsa-Er, qui précise également qu’il s’agit de « comportements isolés ». Il confirme, lui-aussi, que la DDE a pris de « bonnes dispositions » et s’est montrée « solidaire » des IPCSR.
PLUSIEURS MESURES ANNONCÉES, UN COURRIER POUR LES AUTO-ÉCOLES
Selon un communiqué publié par l’Unsa-Er, plusieurs mesures ont été annoncées pour une application prévue – au plus tard – à la fin du premier trimestre 2010. à savoir, entres autres, « la sécurisation des centres d’examen (dont en premier lieu celui de Rosny-sous-Bois) », « la mise en place de caméras et de panneaux interdisant l’accès en dehors des auto-écoles convoquées pour les examens et accès interdit dès la fin des examens » et « la présence d’au minimum deux IPCSR par centres d’examen ». Il est également prévu, comme le souligne Laurent Le Floch, l’envoi d’un courrier aux auto-écoles leur demandant de rappeler aux candidats les règles et comportements à suivre lors de l’examen. Notamment de bien indiquer aux élèves que l’interruption d’un examen découle d’une procédure tout à fait normale. Enfin, une plaquette à destination des apprentis conducteurs va être émise. Elle rappellera ce qu’ils risquent en cas d’agression d’un IPCSR, un agent de la fonction publique.
L’ADR A-T-ELLE DÉCALÉ LE PROBLÈME ?
Les deux syndicats d’inspecteurs représentatifs de la profession rejettent par ailleurs l’idée que l’ADR (annonce différée du résultat) n’a fait que décaler le problème des agressions pendant l’examen. « Même avec l’AVR (annonce vivante du résultat), l’examen pouvait être interrompu. En moyenne, un inspecteur interrompt un examen deux fois par semaine. L’AVR nous a permis d’éviter des agressions. Dans des zones défavorisées, il y aura toujours des personnes irascibles, en colère contre la société, qui se montreront violentes », estime Christophe Nauwelaers.
QUATRE AGRESSIONS SIGNALÉES EN 2009
Outre les deux incidents cités plus haut, à notre connaissance, deux autres agressions d’IPCSR ont été signalées en 2009, à Argenteuil (93), en janvier dernier, puis à Roubaix (59), au mois de septembre. Les syndicats d’inspecteurs ont l’intelligence de souligner le caractère « marginal » de ces agressions tout en faisant preuve d’une extrême fermeté à chaque incident. Un discours lucide qui devrait – on l’espère – permettre aux acteurs de ce dossier de faire fructifier les solutions avancées pour qu’en 2010 aucune agression d’IPCSR ne soit à regretter.
H. R.
flag
Mouvements sociaux — Novembre 2025
Pénurie de places d’examen : Après la manifestation parisienne, l’intersyndicale ne lâche rien !
Face à une pénurie de places d’examen sans précédent, les organisations syndicales des écoles de conduite (Mobilians-ESR, UNIC et UNIDEC) rejointes en septembre par le SNICA-FO, sont mobilisées depuis l’été pour augmenter l’effectif des inspecteurs et le nombre d’heures de formation minimum en B. Le point sur les avancées et les actions à venir.
flag
Mouvements sociaux — Janvier 2023
Pénurie et hausse du prix des carburants : Les auto-écoles sont à la peine
Après le blocage de plusieurs raffineries, les auto-écoles ont subi en novembre 2022 une nouvelle hausse du prix des carburants qui s’ajoute à la revalorisation des salaires. Cette situation devrait engendrer le gel des investissements et des recrutements.
flag
Mouvements sociaux — Avril 2020
Épidémie de Covid-19 : La profession fait face à la crise et s’organise pour la reprise
Déjà largement secouées par les multiples réformes et la concurrence des plateformes, les écoles de conduite n’étaient pas prêtes à affronter un arrêt total de leur activité. Pour autant, face à cette situation de crise, la profession se révèle solidaire et inventive, en attendant avec impatience la reprise.