Le 27 janvier dernier, l'Association professionnelle des autoroutes et ouvrages (AFSA) présentait un bilan de l'année 2009 en matière de trafic et de sécurité routière.
Sur les 8 628 kilomètres d’autoroutes françaises, l’Association professionnelle des autoroutes et ouvrages routiers (ASFA) a enregistré une hausse du trafic de 1,2% en 2009 par rapport à 2008. Cette hausse ne concerne cependant pas toutes les catégories de véhicules puisque si le trafic des véhicules légers est en augmentation de 3,5%, celui des poids lourds accuse une baisse significative de 11%, en partie expliquée par la crise qui a fortement touché le transport routier – les routiers étant fortement incités à emprunter les réseaux non-payants.
LE NOMBRE DE TUÉS EST DIVISÉ PAR 2 EN 10 ANS
L’année dernière, 152 personnes ont perdu la vie sur le réseau autoroutier, ce qui représente une baisse de 14% par rapport à 2008. Le nombre d’accidents corporels est également en diminution de 1,5% (avec 1 103 blessés en 2009 contre 1 120 en 2008). L’ASFA se réjouit même d’avoir réussi à atteindre l’objectif fixé par la Commission européenne qui était de diviser par deux le nombre de tués sur la route entre 2000 et 2010.
« Grâce à ces résultats, souligne Jacques Boussuge, directeur des Opérations à l’ASFA, on remarque que l’autoroute est 5 fois plus sûre que le reste du réseau routier en France. »
SOMNOLENCE ET FATIGUE : 1 ACCIDENT SUR 3
La somnolence et la fatigue sont responsables de 1 accident sur 3 et constituent donc la principale cause des accidents mortels sur l’autoroute. Viennent ensuite la consommation d’alcool, de drogues et/ou de médicaments (1 sur 4), la vitesse excessive (1 sur 6), la présence de piétons (1 sur 9), la conduite dangereuse (1 sur 12), la conduite à contresens et les reculs (1 sur 15) et les pneumatiques mal gonflés ou défectueux (1 sur 20). Pour Jacques Boussuge, « il ne fait aucun doute que la politique des radars a fortement contribué à épargner des vies. On remarque une baisse des vitesses moyennes de 5 à 6% depuis 2002. Surtout les excès de vitesses sont nettement moins fréquents puisque 50% des automobilistes dépassaient les 130 km/h autorisés en 2002, mais ils n’étaient plus que 20% l’année dernière ». Et lorsqu’on se fait l’avocat du diable en lui demandant si les radars sur autoroute ne sont pas indirectement responsables d’une certaine somnolence due à une vitesse de croisière fixe, Jacques Boussuge tient à mettre les chiffres en perspective. « Certes, la somnolence et la fatigue sont les premières causes d’accident sur autoroute, mais cela ne veut pas forcément dire que l’on assiste à une augmentation de ce type d’accidents. Ce qui est certain, c’est que les accidents dus à la vitesse ont très nettement chuté. Du coup, en termes de fréquence, ils arrivent derrière ceux provoqués par la somnolence ou l’alcool. C’est pourquoi l’ASFA communique beaucoup sur le risque de somnolence auprès des conducteurs pour tenter de faire baisser le nombre d’accidents dus à cette cause. »
Sandrine Ancel
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