Les organisations syndicales qui s’étaient mobilisées pour protester contre la suppression des places d’examens supplémentaires pour 2010 ont obtenu gain de cause : ces dernières seront rétablies.La décision de la DSCR de supprimer les examens supplémentaires initialement prévus pour l’année 2010 avait provoqué la colère de cinq syndicats d’auto-écoles (CNPA – FNEC – UNIDEC – CNSR – UNISDECA) réunis en intersyndicale. En effet, une circulaire de la DSCR avait annoncé la suppression des places d’examens supplémentaires, justifiée par le fait que le nombre de candidats avait diminué en période de crise économique et que l’arrivée de 35 nouveaux inspecteurs devait suffire à satisfaire les besoins des écoles de conduite et de leurs élèves. Cette décision, « prise sans concertation préalable, et en totale contradiction avec les engagements pris par le Premier ministre » avait entraîné l’envoi par l’intersyndicale d’un courrier commun envoyé à François Fillon.
LES REVENDICATIONS DE L’INTERSYNDICALE PRISES EN COMPTELors d’une réunion, le 4 mars, avec Michèle Merli, déléguée interministérielle à la sécurité routière, l’ensemble des revendications de l’intersyndicale ont été prises en compte, notamment le rétablissement des places d’examens supplémentaires. Une décision confirmée par la suite par Jean-Louis Carenco, directeur de cabinet du ministre de l’Écologie Jean-Louis Borloo, qui reconnaît dans un courrier émis le 5 mars et répondant à la demande de l’intersyndicale « qu’un certain nombre de facteurs, pour certains non prévisibles, viendront augmenter la demande en place d’examens au cours des prochains mois. (…) Dans ces conditions, l’organisation d’examens supplémentaires, dans les zones où le besoin s’en fera ressentir, sera reconduite en 2010. Un bilan d’étape sera réalisé en milieu d’année afin d’évaluer la nécessité de poursuivre cette démarche. » Par conséquent, les cinq organisations syndicales réunies en intersyndicale n’appelaient plus comme elles l’avaient initialement prévu leurs adhérents à manifester à Paris et dans plusieurs villes de province.
Une réunion de travail a eu lieu le 10 mars au cabinet de Jean-Louis Borloo, dans le but d’examiner les conditions de mise en place et de suivi des examens supplémentaires. À l’heure où nous mettons sous presse, Michèle Merli venait d’envoyer une circulaire aux préfectures, leur donnant de nouvelles modalités afin de mettre en place, dès avril, des examens supplémentaires.
C. S.