Le 26ème congrès des CER a eu lieu les 22, 23 et 24 octobre derniers dans un hôtel du parc Disneyland Paris de Marne la Vallée (77). Les membres du réseau ont pu débattre des directions à prendre pour améliorer le fonctionnement des CER. Un cadre enchanteur, de nombreux adhérents, une vingtaine d’exposants présents, la venue de Gilles Leblanc, haut-fonctionnaire à la DSCR chargé du pilotage de la réforme sur le permis de conduire (voir encadré)… Le CER a vu les choses en grand pour son 26ème congrès. Mais la principale information est ailleurs. Le réseau a en effet amorcé un vrai travail sur lui-même afin de satisfaire au maximum ses adhérents.
LE RÉSEAU FAIT PARTICIPER SES ADHÉRENTSAinsi, une part du congrès a été réservée à l’étude des réponses des adhérents au questionnaire « CER réseau idéal ». Ce document consistait à demander aux adhérents quels sont les points qu’il faut améliorer au sein du réseau.
En premier lieu, Alain Dochez, ex-président du CER (voir encadré), a noté « une vraie demande au sujet de la formation des enseignants ». Les adhérents, qui ont « principalement rejoint le réseau pour la souplesse de son fonctionnement », réclament aussi « davantage de rigueur au sein du CER, mais sans évoluer vers une franchise ».
Parmi les autres attentes formulées, pêle-mêle, « être plus revendicatifs vis-à-vis de l’administration », « avoir un vrai modèle CER pour le permis B », « une meilleure communication au sein du réseau » ainsi que « la création d’une centrale d’achat pour un réseau fort ».
DES PROPOSITIONS… À CONCRÉTISER ?Le conseil d’administration du groupement a pris bonne note de ces revendications et a émis un certain nombre de propositions. Le réseau, qui ne veut plus être considéré comme « le petit poucet » envisage ainsi « de communiquer davantage auprès des grands médias », a indiqué Michel Malbert.
Le CER entend aussi apposer sa patte vis-vis des clients, « en identifiant bien la formation initiale conducteur des CER ».
Autre proposition : « la recherche d’un partenaire financier susceptible de consentir des conditions privilégiées pour le paiement en 4 fois sans frais et les règlements par T.P.E ». Le CER va aussi totalement revoir son site Internet pour en faire un réel outil de communication, étant donné que « le online a un impact monumental au niveau du business ».
Par ailleurs, le réseau a fortement promu la conduite dite « collective » auprès de ses adhérents. Christian Ruzzante et Jean-Luc Gonard ont ainsi expliqué que les avantages étaient doubles, à la fois pour l’élève du point de vue pédagogique mais aussi pour les gérants d’un point de vue économique.
A noter que le réseau a conclu un partenariat avec Piaggio, qui stipule que pour l’achat d’un véhicule chez le constructeur, le client la possibilité d’accéder à une formation payante – mais non obligatoire – dans les auto-écoles CER.
H. R
GILLES LEBLANC A RÉPONDU AUX QUESTIONS
● Sur « l’image » des auto-écoles « Je regrette que ce secteur créatif et dynamique voit son image écornée auprès du grand public. Je souligne l’action importante des réseaux sur le fond. Ensemble, nous devons réguler le secteur pour redonner confiance aux citoyens. »
● Sur le permis trop cher« Le président de la République n’a pas dit que le permis était trop cher. Par ailleurs, Pôle-Emploi va débloquer des aides pour les jeunes. »
● Sur la location de véhicules à doubles commandes« Il s’agit d’opérations délictueuses, souvent du travail dissimulé. Des enquêtes ont abouti, d’autres sont en cours. Une formation pour les personnes accompagnant bénévolement les apprentis conducteurs va devenir obligatoire. Il y aura aussi une obligation d’identification des véhicules de location équipés de doubles commandes. Ces sociétés utilisent des failles juridiques, mais le but est clairement d’empêcher le développement de cette offre.
● Sur les taux de réussite à l’examen« Les situations d’écart entre les départements ne sont toujours pas explicables. Les pratiques des inspecteurs doivent être harmonisées et, dans ce cas, le taux de réussite national grimperait de 3 à 4 points ».
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Sur le bilan de compétences« L’ANFA s’occupera de la sensibilisation auprès des auto-écoles qui seront informées avant le basculement de l’examen vers le bilan de compétences. Le changement de méthode sera moins dur à assimiler pour les enseignants que pour les examinateurs. On envisage de ne pas remettre la grille d’évaluation aux élèves ayant réussi l’examen pour éviter de conforter ceux qui ont eu d’excellents résultats. »
ZOOM SUR LE NOUVEAU CONSEIL D’ADMINISTRATION
Des élections avaient lieu. Alain Dochez, le président sortant ne se représentait pas afin de se consacrer à ses établissements.
Président : Patrick Crespo
Vice-président : Philippe Augé
Responsables régionaux : Nicole Bernard, Karl Raoult, Christophe Gomberoni, Thierry Le Pallec et Jean-Luc Gonard
Autres membres : Christine Chauvet, Mickaël Roblin et Mireille Bourbon