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handshake Congrès professionnels — Décembre 2025

Congrès CER - Passation de pouvoir à la présidence du réseau CER

Le 42ème congrès national des CER s’est tenu à La Rochelle, en Charente-Maritime, les 24 et 25 octobre 2025. Un congrès marqué par l’élection de Karl Raoult à la présidence, succédant ainsi à Patrick Crespo après 16 années passées à la tête du réseau.


C’est certainement une page qui se tourne au sein du réseau CER. Après avoir passé 16 ans à la présidence du réseau, Patrick Crespo, a choisi de ne pas se représenter pour un nouveau mandat. « Je pars avec le sentiment d’avoir accompli ma tâche, notamment avec la restructuration des statuts qui n’avaient pas changé depuis la création des CER et qui nécessitaient d’évoluer ; avec le lancement de l’enquête sur le réseau CER idéal qui consistait à demander aux adhérents ce qu’ils attendaient de leur réseau ; avec la création de CER Formations, filiale du réseau qui propose des formations à destination des écoles de conduite adhérentes ou pas à CER, afin de faire monter en compétence les enseignants de la conduite, les gérants et les secrétaires ; ou encore la création de 360° CER qui consiste en un audit complet des établissements qui le demandent pour mettre en avant leurs points forts et identifier leurs points faibles, afin de devenir plus compétitifs ».

Une évolution du réseau CER pour coller aux changements de la société
Enfin, partant du constat que durant ces 16 dernières années, la société française a beaucoup évolué, notamment avec le développement du numérique et l’arrivée des plateformes, Patrick Crespo déclare : « CER ne pouvait pas passer à côté de ce défi technologique, c’est pourquoi nous avons travaillé au bon référencement de notre site sur Internet, mais aussi lancé en partenariat avec Enpc-Ediser, Learny Code, une plateforme qui permet aux jeunes d’apprendre les règles du Code de la route, en ligne. Par ailleurs, CER réseau a beaucoup travaillé avec la délégation à la Sécurité routière sur les évolutions de la formation à la conduite. Nous avons, par exemple, suggéré que l’examen du permis B soit effectué uniquement en boîte automatique, cela permettrait d’augmenter le taux de réussite. Les jeunes qui souhaitent conduire une voiture à boîte manuelle auraient juste à passer la formation passerelle boîte auto/boîte manuelle. Nous soutenons également le président d’ECF, Patrick Mirouse, qui milite pour que les jeunes puissent débuter la conduite accompagnée dès 14 ans. Alors certes, certains affirment qu’à 14 ans, les jeunes ne sont pas assez mûrs, mais il me paraît absurde de laisser des jeunes de 14 ans conduire un scooter ou une voiturette sans avoir leur Code et ne pas leur permettre de débuter la formation au permis B en conduite accompagnée. Pour conclure ce bilan rapide de ces 16 années passées en tant que président, je souhaite longue vie aux CER et espère que le réseau gardera cet esprit de bienveillance et de solidarité qui le caractérise. » Patrick Crespo a donc passé le témoin à son vice-président, Karl Raoult, qui a été élu président, lors de ce congrès, par une très large majorité des adhérents. Cet enfant de la balle – sa mère avait une auto-école à Rouen –, est entré dans la profession il y a 31 ans, après avoir travaillé dans la grande distribution. Il a intégré le réseau CER en 2002, dont il était vice-­président depuis 10 ans.

Un projet qui s’articule autour de 4 axes
Après avoir salué « le travail de Patrick Crespo, son engagement et sa passion pour le réseau CER », le nouveau président a présenté sa feuille de route résolument tournée vers l’avenir des écoles de conduite du réseau, avec comme objectif de consolider la solidité économique de chaque adhérent tout en insufflant une nouvelle dynamique de croissance à l’ensemble de la structure. Ainsi, s’appuyant notamment sur son expérience dans la grande distribution, Karl Raoult veut générer directement du chiffre d’affaires pour les adhérents. Pour cela, « le site national du réseau CER sera transformé en une plateforme de génération de prospects qualifiés. Concrètement, chaque internaute téléchargeant une brochure sera immédiatement mis en relation avec l’établissement le plus proche pour bénéficier d’une évaluation de départ gratuite, créant ainsi un flux continu de nouveaux clients pour les auto-écoles », explique le nouveau président. « En parallèle, le réseau s’attachera à créer de nouvelles sources de revenus pour renforcer la rentabilité de ses membres. » Cela passera par la signature de nouveaux partenariats stratégiques avec des partenaires clés, afin « de développer des offres commerciales exclusives, telles que des prestations additionnelles, des produits mutualisés et des services innovants. L’une des premières pistes explorées est la création d’un produit d’assurance spécifique pour les élèves du réseau CER ». Troisième axe de développement : le renforcement du collectif et du maillage national. « Conscient des défis économiques actuels, le nouveau bureau mettra en place un dispositif de soutien renforcé pour les adhérents en difficulté. Un accompagnement personnalisé et des outils de gestion adaptés seront proposés pour anticiper les situations critiques et assurer la pérennité de chaque structure ». Enfin, Karl Raoult entend « poursuivre et développer l’expansion du réseau en attirant de nouvelles auto-écoles désireuses de rejoindre la communauté CER. L’enjeu est de renforcer la couverture nationale, de mutualiser davantage de moyens et de faire rayonner une image de professionnalisme et d’innovation à travers toute la filière ». Un vrai challenge, d’autant que Karl Raoult a d’ores et déjà annoncé qu’il comptait ne faire qu’un seul mandat. Mais le nouveau président est confiant : « Les cinq prochaines années seront celles du développement, de la modernisation et du partage. Nous avons les outils, les talents et surtout une vision commune : faire du réseau CER la référence de la conduite et de la formation en France ». Pour cela il s’est entouré d’une nouvelle équipe (voir encadré), dont les membres ont également été élus par les adhérents lors de ce 42ème congrès. Il ne reste plus qu’à se mettre au travail. 





Conseil d’Administration
Karl Raoult : président
Gilles Maruejouls : vice-président
Hervé Parenti : secrétaire général
Marine Hallegot : secrétaire générale adjointe
Lionel Delahoche : trésorier





Une table ronde consacrée à l’utilisation du simulateur
Durant ce congrès, les adhérents ont pu rencontrer des représentants de la DSR pour faire le point sur l’actualité de la profession. Ils ont également pu assister à diverses conférences portant sur la future facturation numérique ou encore l’IA. Enfin, une table ronde réunissant Olivier Train de TGD, Olivier Fretay et Yann Giraudeau de Codes Rousseau, Antoine Beaudonnet et Nicolas Ramadier d’Enpc-Ediser et Vincent Proton, experts en neurosciences, était consacrée à l’utilisation du simulateur de conduite dans le cadre de la formation initiale.
Si l’utilisation de cet outil pédagogique rencontre parfois des réticences de la part des élèves et surtout de leurs parents, voire même des enseignants eux-mêmes, Yann Giraudeau a rappelé que « le simulateur doit s’inscrire dans l’ensemble du parcours pédagogique et il doit être présenté lors de l’inscription de l’élève ». Un conseil approuvé par un adhérent qui précise que le simulateur doit être bien visible dans l’auto-école et non relégué dans une salle au fond du local, afin que les parents comme leurs enfants se rendent compte que ce n’est pas une simple console de jeu, mais bien un outil pédagogique. Karl Raoult qui a investi dans des simulateurs, affirme « les faire tester par ses enseignants pour les convaincre de l’intérêt de la machine ». Pour aller dans ce sens, CER Formations propose un accompagnement pour sensibiliser les enseignants à l’utilisation du simulateur.
Selon Vincent Proton, le simulateur permet non pas d’automatiser les manœuvres, mais d’effectuer un travail de coordination ». Un travail qui semble s’avérer payant puisqu’un autre adhérent témoigne que les élèves passés par le simulateur en début de formation « font moins d’à-coups lorsqu’ils débutent les cours en voiture ». Surtout, d’après Olivier Fretay, « une étude a démontré que l’utilisation du simulateur permet de faire gagner 2 points de plus en termes de taux de réussite à l’examen pour le même nombre d’heures de formation effectué ». Il se révèle aussi « parfaitement adapté pour effectuer la formation passerelle de la boîte auto vers la boîte mécanique », souligne Antoine Beaudonnet. Alors, le simulateur va-t-il devenir un outil incontournable dans la formation à la conduite ? C'est bien possible.


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