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school Formation — Avril 2006

-Réaction-
Centres de permis à points : l’Unidec inquiète


Accueil dans des hôtels, recrutements ponctuels de BAFM… les pratiques de certains centres de récupération de points font réagir l’Unidec qui souhaite une réglementation plus stricte.

Lors d’un entretien courant mars avec Yves Lebreton, sous-directeur à la formation du conducteur, l’Unidec a fait part de son inquiétude devant le fonctionnement de centres de permis à points. « Il y a une multiplication à outrance d’organismes, qui organisent des stages dans des conditions d’accueil déplorables. Certains sont itinérants et effectuent la formation dans des hôtels, avec des intervenants différents à chaque stage ! Le grand public pense que les centres de récupération de points sont des « pompes à fric » à cause de ces pratiques, qui décrédibilisent la politique de sécurité routière menée par le gouvernement », s’alarme Jean-Louis Bouscaren. Pour le président de l’Unidec, il faut rapidement réformer les conditions de délivrance des agréments de cette activité. Et que, comme pour les établissements d’enseignement de la conduite, l’agrément soit délivré à « un professionnel reconnu disposant d’un local suffisamment grand et aménagé pour recevoir un groupe de stagiaires dans des conditions d’accueil, d’équipement et d’enseignement sérieuses et crédibles ».

LES BAFM DÉTOURNÉS DE LEUR MÉTIER D’ORIGINE
« Le dernier problème, et non le moindre, que posent ces organismes sans personnel salarié est qu’ils recrutent des psychologues et BAFM, qui se laissent attirer par les sirènes de l’intervention ponctuelle et leurs conditions de rémunération attractives même si elles sont éphémères. Les BAFM sont détournés du métier pour lequel ils ont été formés », déplore Jean-Louis Bouscaren. « Dans l’attente d’une réglementation, il faudrait, a minima, interdire aux BAFM d’animer plus d’un stage par semaine ». Yves Lebreton a indiqué vouloir ouvrir la formation permis à points aux titulaires du BEPECASER. Ce que le syndicat ne souhaite pas : « Un diplôme spécifique avait été créé, il s’agit du BAFCRI et notre position va dans le sens de la réouverture de ce cursus ».

B. H.



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