La délégation à la Sécurité routière travaille actuellement sur plusieurs dossiers relatifs à la formation à la conduite. L’un concerne l’ETG dont les règles devraient changer d’ici la fin de l’année.
L’âge minimum requis pour passer l’épreuve théorique générale (ETG) va être abaissé à 14 ans. Cette évolution réclamée par plusieurs acteurs de la profession et recommandée par le Conseil national de la sécurité routière (CNSR) a du sens dans la mesure où 14 ans, c’est l’âge à partir duquel on peut passer le permis AM et conduire un cyclo ou une voiturette. Nombreux sont aussi les jeunes de cet âge qui circulent seul à vélo. Il semble donc logique, voire indispensable que ces derniers maîtrisent les règles du Code de la route avant de partager la route avec d’autres usagers. Par ailleurs, la DSR espère que cette mesure permettra de contribuer à relancer la conduite accompagnée. En effet, le ministère est parfaitement conscient de la baisse d’intérêt pour cette filière d’apprentissage depuis l’entrée en vigueur au 1er janvier 2024 du permis de conduire à 17 ans (pour rappel, seuls 15,60 % des candidats au permis B examinés en 2025 avaient opté pour l’apprentissage anticipé de la conduite contre 18,80 % en 2024). Pour autant, la DSR ne semble pas prête à fixer l’âge d’accès à la conduite accompagnée à 14 ans. Selon le ministère, permettre de passer l’ETG à 14 ans, puis s’inscrire en AAC à 15 ans, permettrait cependant d’étaler l’apprentissage de la conduite dans le temps et ainsi de mieux s’inscrire dans un continuum éducatif.
L’ETG, bientôt une alternative à l’ASSR
Autre évolution : l’épreuve théorique générale va devenir une alternative à l’attestation scolaire de sécurité routière (ASSR). Un soulagement pour nombre de jeunes qui ne peuvent pas passer l’ASSR pour diverses raisons (maladie, scolarisation à l’étranger, etc.) ou qui ont perdu leur attestation. Ces derniers doivent, en effet, aujourd’hui s’inscrire dans un Greta pour passer l’épreuve, sachant que les sessions d’examen sont rares et qu’il faut parfois patienter plusieurs mois avant de pouvoir passer l’épreuve. La DSR précise cependant que l’ASSR ne sera pas supprimer. Mais l’ETG offrira une solution alternative aux jeunes qui n’auront pas passé ou ne seront, pour diverses raisons, pas en mesure de produire la preuve qu’ils ont obtenu l’ASSR.