La marque japonaise se place sur la mobilité électrique, depuis peu avec des petits scooters, et maintenant avec une moto, la WN7. Une machine novatrice sur de nombreux points.
WN7 avec W pour Wind (vent en anglais), N pour Naked puisque c’est un roadster et 7 pour le niveau de puissance. Mais c’est surtout un nouvel univers pour la marque japonaise qui a une solide réputation de motoriste. En effet, la WN7 arrive avec de nombreuses nouveautés chez Honda. Si ce n’est pas la première moto avec un monobras, c’est la première sans cadre puisque le bloc batterie est porteur. C’est aussi la seule Honda avec une transmission par courroie pour limiter les bruits mécaniques qu’aurait fait une chaîne puisqu’il n’y a pas de bruit moteur. La batterie prend toute la partie avant de la moto. Quant au moteur à refroidissement liquide, il est placé près des repose-pieds et entraîne directement la courroie de transmission puisqu’il n’y a pas de boîte de vitesses sur cette machine et donc pas d’embrayage non plus. Sous la selle, se trouve le chargeur embarqué pour cette machine que l’on branche sur une prise CCS2 type 2 pour une recharge de 20 à 80 % en 30 minutes. La conduite ne surprendra pas celui qui a déjà essayé un deux-roues électrique. Plusieurs modes de conduite sont proposés. Ils jouent sur l’arrivée de la puissance à la rotation de la poignée et sur l’intervention du freinage régénératif dès qu’on coupe. Ces modes sont très différents à l’accélération comme au freinage. Le mode Sport est par exemple très vif alors que le mode Eco régénère et ralenti beaucoup la machine mais manque cruellement de reprise pour s’insérer dans le trafic en sécurité. Le mode Standard est le plus convaincant dans la plupart des situations même si on touchera davantage aux freins faute d’une régénération suffisante lorsqu’on relâche la poignée.
Gabarit assez réduit
En revanche, la prise en mains est plus surprenante en raison de l’étroitesse de la WN7 qui s’approche de celle d’une 125. La selle étroite et la finesse de la moto en font une petite machine, bien qu’elle ne soit pas si légère qu’elle n’y paraît. À faible allure, on sent nettement le poids en bas qui engage beaucoup dès qu’on commence à tourner. Elle nous emmène à l’intérieur du virage alors qu’à un bon rythme, cette machine est rigoureuse même si on a toujours cette sensation de poids en bas que l’on ne trouve pas au guidon d’une Hornet 750, par exemple. Le couple important offre des accélérations comparables à celles d’une 500 Hornet mais avec une vitesse maximale limitée à 129 km/h. Ce n’est de toutes les façons pas sur les grands axes qu’elle trouve sa place. La WN7 peut être docile en ville surtout en mode Eco et plus joueuse sur le réseau secondaire en mode Sport ou Standard mais dans ce cas, l’autonomie semble être plus proche des 110 km que des 140 annoncés en version permis A2. Si elle est bridée en version A1, on gagne 13 km d’autonomie d’après Honda. Le petit écran couleurs affiche les menus présents sur d’autres machines telle que la Hornet. À gauche, un bouton permet d’accéder aux paramètres et de modifier l’affichage. Les infos sur l’autonomie restante, le niveau de charge de la batterie ou encore le niveau de décélération choisi qui peut être réglé indépendamment du mode, s’avèrent intéressantes. Idem pour la navigation virage par virage. Seul bémol : la prise USB pour brancher son smartphone est située sous la selle qui s’ouvre avec des clés Allen.
Tarif élevé
Bref, hormis l’absence d’un levier d’embrayage, la prise en mains est identique à n’importe quelle Honda. Il faut juste s’habituer aux spécificités de la motorisation électrique et tout de même débourser 14 999 euros.