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warning Sécurité routière — Février 2026

Quel est l’impact de la consommation de protoxyde d’azote sur la conduite ?

Face à la multiplication des accidents impliquant des conducteurs ayant consommé du protoxyde d’azote, l’association 40 millions d’automobilistes a mené une expérience sur simulateur de conduite afin d’observer, de manière objective, les effets immédiats de ce gaz sur les capacités de conduite.


L’an dernier, près de 450 accidents graves liés à la consommation de protoxyde d’azote ont été enregistrés, soit quarante fois plus qu’il y a six ans. Pour mettre en évidence de façon scientifique les effets de l’inhalation de ce gaz sur la conduite, l’association 40 millions d’automobilistes a procédé à une étude réalisée dans les locaux de Develter Formation. L’expérience a été menée sur un simulateur Develter avec deux participants (un homme de 46 ans et une jeune fille de 22 ans). Dans un premier temps, ils devaient dans un état normal, rouler en ligne droite entre des cônes, puis effectuer différents types d’exercices visant à tester les temps de réaction et la vision périphérique. Dans un second temps, ils étaient appelés à refaire la même chose, mais après avoir inhalé du protoxyde d’azote.

Une dose volontairement minimale de protoxyde d’azote
L’association précise que pour ce test, « les participants ont inhalé une dose volontairement minimale de protoxyde d’azote, diluée avec de l’oxygène et très inférieure aux usages observés dans les pratiques récréatives ». Surtout, elle rappelle que « cette expérience ne doit en aucun cas être reproduite et qu’elle n’a aucune vocation à banaliser ou inciter à la consommation de ce produit ».

Un bilan stupéfiant
Lorsque l’on compare les performances avant et après avoir inhalé du protoxyde d’azote, « les résultats sont sans ambiguïté, déclare Pierre Chasseray, Dg de 40 millions d’automobilistes. Le protoxyde d’azote altère profondément les capacités de conduite : les réflexes s’effondrent, le véhicule devient incontrôlable et l’accident devient inévitable. Continuer à tolérer ce flou, c’est accepter que ce gaz devienne le prochain fléau de la sécurité routière ».
En effet, dans la conduite en ligne droite entre des cônes, l’homme de 46 ans passe de 0 quille touchée lors du premier test réalisé en état normal à 7 quilles renversées lors de sa conduite sous protoxyde d’azote. Pour la jeune fille de 22 ans, l’écart est encore plus important, puisqu’elle passe de 3 quilles touchées lors du premier passage en état normal, à 18 quilles renversées en conduite sous l’emprise du gaz. Tous les deux témoignent de leur difficulté à maintenir leur véhicule en ligne droite et à éviter les collisions latérales ou les sorties de route.
Les deux participants concèdent qu’après avoir pris le protoxyde d’azote, tout leur paraît plus difficile, que chaque action leur demande plus d’efforts. Ils disent avoir des troubles de la vision et les jambes lourdes. Les autres exercices démontrent effectivement que le temps de réaction a doublé, voire triplé. Résultat : chacun des deux participants a provoqué trois accidents, alors qu’ils n’en avaient eu aucun lors de la première phase de test effectuée dans un état normal.

Une réponse pénale et préventive
Face à ce constat, 40 millions d’automobilistes appelle l’État à assimiler la consommation de protoxyde d’azote au volant à la conduite sous l’emprise de stupéfiants. L’association demande également que des contrôles routiers soient effectués pour prévenir l’usage de ce gaz au volant et verbaliser les conducteurs qui en auraient consommé. Enfin, elle réclame que de larges campagnes de prévention soient réalisées « à l’échelle nationale, ciblée sur les jeunes conducteurs, pour déconstruire l’image inoffensive de ce gaz et révéler les conséquences neurologiques et routières irréversibles de sa consommation ». 


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