Vous consultez la version mobile. Accéder à la version complète du site →
← Retour à la liste
warning Sécurité routière — Décembre 2025

La consommation de protoxyde d’azote face à un vide juridique

Dans une question écrite publiée le 11 novembre dernier, le député du Nord, Vincent Ledoux, s’inquiète du vide juridique qui entoure la consommation de protoxyde d'azote par les conducteurs.


Alors que plusieurs drames récents ont impliqué des conducteurs sous l'emprise de protoxyde d'azote, Vincent Ledoux, député du Nord (Renaissance) constate que la législation actuelle ne permet pas de sanctionner cette conduite dangereuse. « Si la loi du 1er juin 2021 a encadré la vente et interdit la cession du protoxyde d'azote aux mineurs, aucune disposition du Code de la route ne permet aujourd'hui d'assimiler sa consommation à la conduite sous stupéfiants ou sous l'emprise de substances psychoactives. En outre, il n'existe pas à ce jour de test de dépistage routier fiable permettant d'en établir l'usage au moment des faits, en raison de la volatilité du produit et de sa rapide élimination par l'organisme. »

Créer une infraction spécifique
Le député demande donc au ministre de l’Intérieur s’il envisage « de créer une infraction spécifique ou une circonstance aggravante pour la conduite sous protoxyde d'azote ; de permettre la saisie et la confiscation systématiques des bonbonnes ou cartouches trouvées dans un véhicule en circulation ; de soutenir la recherche et le développement d'outils de détection adaptés, ainsi que la formation des forces de l'ordre à l'identification des signes de consommation de ce gaz ».


Dans le même thème

L'alcool et le cannabis reculent chez les jeunes, mais le protoxyde d'azote s'installe
La sixième édition du Baromètre des addictions Ipsos BVA/Macif révèle une baisse des consommations régulières d'alcool et de cannabis chez les 16-30 ans. Une évolution encourageante, contrebalancée par l'installation durable du protoxyde d'azote dans les usages, avec des comportements à risque qui persistent, notamment sur la route.
Fatigue visuelle - Et si le manque de sommeil était le vrai coupable ?
Alors que les écrans sont souvent désignés comme les principaux responsables de la fatigue oculaire, un autre facteur, plus discret mais tout aussi déterminant, est encore largement sous-estimé : le manque de sommeil.
Téléphone au volant - Même en mains libres, le risque d'accident est multiplié par trois
Une étude inédite menée par Assurance Prévention met en évidence les effets d'une conversation téléphonique sur la vigilance des conducteurs. Si le regard reste fixé sur la route, l'attention, elle, se dégrade fortement.