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warning Sécurité routière — Juillet 2025

Conseil national de la sécurité routière : Nomination de nouveaux membres et élargissement des compé

La composition du Conseil national de la sécurité routière (CNSR) pour un nouveau mandat a été officialisée par décret. De nouvelles personnalités, associations et fédérations ont été intégrées afin d’élargir la réflexion aux enjeux actuels de la société.


Le président et les membres du nouveau mandat du Conseil national de la sécurité routière (CNSR) ont été officiellement nommés par le décret du 29 avril 2025, paru au Journal Officiel du 30 avril 2025. L’ancien député, maire de Flers dans l’Orne et président de Flers agglomération, Yves Goasdoué est renouvelé au poste de président de cette instance de concertation et de propositions composée de 73 membres titulaires et qui a pour mission de conseiller le gouvernement dans la définition des politiques publiques de sécurité routière.

Des représentants du secteur de la formation à la conduite
Pour rappel, le président du CNSR, ainsi que les membres du Conseil sont nommés pour trois ans et exercent cette mission à titre gratuit. Le CNSR est composé d’un large panel d’acteurs de la sécurité routière et de représentants de la société civile : personnalités qualifiées, élus nationaux et locaux, gestionnaires de voirie, associations de victimes et d’usagers, professions médicales et de secours aux victimes, assureurs, constructeurs, entreprises, représentants des ministères concourant à la sécurité routière. Dans ce panel, des personnalités du secteur de la formation à la conduite ont été élues « en qualité de représentants des entreprises et institutions intéressées par la sécurité routière », comme Patrice Bessone de Mobilians-ESR, Patrick Mirouse et Patrick Clemens du groupe ECF ou encore Magali Garnier du réseau CER.

Une représentation plus large des territoires
Cette nouvelle mandature est marquée par une évolution portant sur une plus large représentation des territoires. Ainsi, la représentation des collectivités territoriales a été renforcée afin de mieux prendre en compte les politiques de sécurité routière en métropole et dans les Outre-mer. Les communes, avec six membres titulaires siégeant au Conseil, seront représentées dans toutes leur diversités (métropoles, communes urbaines et rurales, intercommunalités). Par ailleurs, le CNSR s’ouvre à l’international avec la nomination de trois personnalités qualifiées issues d’institutions européennes et de l’ONU.

Une meilleure représentativité des différents usagers
Face à l’évolution de la société française et des modes de déplacements, le CNSR donne une place plus importante à la représentation des usagers vulnérables et accueille pour ce nouveau mandat, la Fédération française de cyclisme, en complément de la Fédération des usagers de la bicyclette. Les usagers de véhicules à deux-roues motorisés restent représentés par la Fédération française des motards en colère et les piétons par les deux associations 60 millions de piétons et Rue de l’Avenir.
La question de la mobilité des seniors en autonomie et en sécurité, sujet actuellement majeur du gouvernement, bénéficiera de l’entrée au Conseil de l’association Old Up et de l’arrivée dans le collège des personnalités qualifiées, d’un médecin hospitalier spécialisé en gériatrie.
Enfin, dans une volonté de mieux appréhender la prise en charge des victimes, il a été décidé d’intégrer l’association France Victimes en complément de l’Union nationale des associations de familles de traumatisés crâniens et d’effectuer un important renouvellement au sein des représentants des professions médicales avec notamment l’arrivée du Collège de médecine générale.

Installation du CNSR pour son nouveau mandat 2025-2028
Le 10 juin dernier, François-Noël Buffet, ministre auprès du ministre d’État, ministre de l’Intérieur, Florence Guillaume, déléguée interministérielle à la Sécurité routière et Yves Goasdoué ont officiellement lancé la nouvelle mandature du CNSR. À cette occasion, le président du CNSR a proposé les sujets sur lesquels il souhaitait travailler :
Adapter l’éducation routière aux nouvelles générations et l’apprentissage de la conduite pour tous les usagers et tout au long de la vie ;
Améliorer le partage de la route et apaiser les comportements ;
Améliorer l’adaptation des infrastructures aux nouvelles mobilités ;
Mobiliser les citoyens pour une vision « zéro tué, zéro blessé » dans la communauté la plus proche de l’humain : la commune, la famille, l’école, le club de sport, l’entreprise ;
Améliorer la prise en charge des victimes ;
Répondre aux enjeux du vieillissement et de la mobilité ;
Mettre les innovations technologiques au service de la sécurité routière.
Pour effectuer ce travail, trois commissions thématiques seront installées avant le 14 juillet 2025.


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