Cette année, le 17ème rapport Dekra sur la sécurité routière s’est penché sur les infrastructures routières et propose des pistes pour améliorer la sécurité routière.
« La multiplicité des modes de déplacement en général, renforcée par le développement exponentiel de certains vecteurs comme le vélo en zone urbaine, supposent une révision intelligente de l’espace public afin de rendre compatibles au maximum les aménagements nécessaires », déclare Karine Bonnet, D-g de Dekra Automotive. Ainsi, le rapport Dekra préconise de dégager le plus possible les pistes cyclables et piétonnes en évitant notamment de mettre des obstacles au milieu des pistes comme des plots pour éviter aux automobiles d’emprunter ces voies. Il est aussi conseillé d’accorder la même importance aux infrastructures piétonnes et cyclables qu’aux chaussées destinées aux véhicules à moteur, en rebouchant les éventuels nids de poule et en pensant à déneiger quand cela est nécessaire. Le rapport estime par ailleurs que lorsque la vitesse maximale autorisée est supérieure à 30 km/h en agglomération, les cyclistes devraient généralement être séparés du trafic automobile. Encore faut-il que l’espace le permette.
Plus communément, le rapport suggère de couper les arbres plantés le long des routes qui, s’ils embellissent le paysage et peuvent apporter un peu de fraîcheur en été, constituent un risque d’accident pour les automobilistes perdant le contrôle de leur véhicule. Il est aussi rappelé que les glissières de sécurité pour les automobilistes peuvent devenir tranchantes pour les motards s’ils glissent dessous, d’où le conseil de prévoir des glissières comportant également un volet bas. Dans le même ordre d’idée, mieux vaut opter pour des poteaux en matière déformable que rigide.
Trop d’info tue l’info
Enfin, si la signalisation est nécessaire pour avertir les conducteurs d’un danger ou leur indiquer où se placer sur la chaussée, elle doit être utilisée avec mesure. La surcharge de panneaux de signalisation et de marquages au sol peut représenter un défi pour les usagers de la route. Trop d’info tue l’info. Le carrefour de Grovihill en Grande-Bretagne est l’exemple même à ne pas suivre. Avec ses 42 feux de signalisation, il s’avère pour nombre d’usagers plus anxiogène que sécurisant.