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work Gestion & management — Juillet 2024

Canicule : quelles mesures doit prendre un employeur en cas de forte chaleur ?

La multiplication et l’intensification des épisodes de forte chaleur ou de canicule impactent l’activité des salariés. L’Institut national de recherche et de sécurité pour la prévention des accidents du travail et des maladies professionnelles (INRS) rappelle aux entreprises leur rôle en matière de prévention des risques professionnels.


Si la France a plutôt battu des records de précipitations depuis le début de l’année, les météorologues n’excluent pas que nous soyons à nouveau confrontés à un été très chaud, voire caniculaire comme nous avons pu en connaître ces dernières années. Cette chaleur est d’autant plus difficile à supporter lorsque l’on travaille. En effet, l’organisme est mis en rude épreuve. Un excès de chaleur peut provoquer des nausées, des vertiges, voire une simple perte d’attention mais qui peut avoir des conséquences graves, notamment pour un enseignant de la conduite qui donne un cours en voiture. Plus grave encore, la chaleur peut provoquer une déshydratation ou un coup de chaleur qui peuvent dans certains cas s’avérer mortels.

Que dit le Code du travail ?
« Le Code du travail ne fixe pas de température maximale au-delà de laquelle il est interdit de travailler. Aussi, l’évaluation des risques professionnels liés à la chaleur doit s’inscrire dans la démarche globale de prévention à l’initiative de l’employeur. En effet, la loi impose à ce dernier de prendre les mesures nécessaires pour assurer la sécurité des travailleurs et protéger leur santé », explique Jennifer Shettle, responsable du pôle Informations juridiques à l’INRS.
Identifier les risques et les actions mises en place dans le DUERP
Afin de pouvoir prendre les mesures nécessaires, l’employeur doit donc, dans un premier temps, identifier les risques liés à l’organisation au poste de travail, à la nature des tâches à accomplir et à l’aménagement des locaux de l’entreprise. Une fois indentifés les risques liés à un excès de chaleur et les actions mises en place pour éviter d’exposer les salariés, l’employeur doit les intégrer au document unique d'évaluation des risques professionnels (DUERP).

Quelles mesures de prévention adopter ?
Pour lutter contre la chaleur, hormis la climatisation dans les locaux et dans les véhicules, il n’y a pas forcément de mesures miraculeuses à mettre en place. Cela relève plus du bon sens, comme adapter les horaires de travail durant les périodes de forte chaleur si cela est possible, augmenter la fréquence et la durée des pauses dans la journée de travail, prévoir un accès à l’eau ou à des boissons fraîches à proximité des postes de travail, privilégier le travail en équipe pour favoriser une meilleure entraide entre salariés et surtout organiser les secours, afin d’être réactif en cas de problème. L’employeur a l’obligation d’informer (notamment via le DUERP qui doit être accessible à l’ensemble du personnel) ses salariés des mesures de prévention (collectives et individuelles) adoptées et du mode d’organisation des secours en cas de malaises, tout en veillant à les faire respecter par son personnel. Enfin, souligne Jennifer Shettle, « l’employeur, indépendamment des mesures déjà mises en place, ne devra pas hésiter à faire cesser le travail s’il ­estime que ses salariés sont en danger ». 


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