Jean-Charles Larsonneur a déposé une question écrite le 23 janvier 2024 pour alerter le ministre de l’Intérieur sur le manque de plus en plus préoccupant d'inspecteurs du permis de conduire.
« Depuis plusieurs mois, les auto-écoles alertent sur la pénurie d'inspecteurs du permis de conduire qui touche un nombre croissant de départements en France. Cette situation entraîne un manque de places et des délais rallongés pour le passage de l'examen », constate le député de la 2ème circonscription du Finistère, Jean-Charles Larsonneur.
Ce dernier rappelle, dans une question écrite déposée à l’Assemblée nationale à l’attention du ministre de l’Intérieur, Gérald Darmanin, que l’objectif national de délai d’attente pour obtenir une place d’examen fixé par le gouvernement est de 45 jours. Or précise-t-il, « en Finistère, les délais sont de cinq à six mois ».
Une situation d’autant plus préoccupante que l’obtention du permis est « une étape structurante et d'émancipation primordiale pour les jeunes Français, en milieu urbain, péri-urbain et rural » et que de nouvelles règles concernant le permis de conduire (possibilité de le passer à partir de dix-sept ans, prise en charge via le compte personnel de formation (CPF)) vont permettre à un plus grand nombre de candidats de passer cet examen ».
Rendre le métier d’IPCSR plus attractif
Outre le manque de places d’examens, le député constate que le métier d’IPCSR souffre d'un manque d'attractivité, qui participe largement aux difficultés actuelles. Selon lui, « les modalités d'accès à la profession sont contraignantes et le métier peu valorisé : une seule école de formation et un seul lieu d'examen à Nevers, une première affectation dans un département différent au département d'origine, un salaire en début de carrière relativement faible. Il apparaît donc indispensable de réformer les règles d'accès à la profession ». Aussi, il propose « de régionaliser la formation et les premières affectations ». Mais aussi « de mieux valoriser ces professionnels », notamment en réévaluant les grilles salariales.