L’UNIC demande à être reçu par le gouvernement afin d’envisager une révision du système des frais d’accompagnement des élèves aux examens par les auto-écoles.
Le décret n° 2015-1571 entré en vigueur le 4 décembre 2015 limite les frais pouvant être facturés pour l’accompagnement des candidats aux épreuves pratiques du permis de conduire. Concrètement, l’auto-école ne peut facturer que l’équivalent d’une 1 heure de formation, et cela quel que soit le temps passé par l’enseignant. « Cette mesure, bien que visant à protéger les élèves, place de nombreuses écoles de conduite dans une situation économiquement précaire, notamment lorsqu’elles doivent se déplacer sur de longues distances pour les examens », explique Sandra Carasco, présidente de l’UNIC. « La réalité du terrain montre que le temps et les coûts consacrés à ces déplacements ne sont pas adéquatement compensés, entraînant des pertes pour les établissements. L’organisation actuelle des examens, notamment à travers la plateforme RdvPermis, exacerbe ces difficultés, avec une répartition des places d’examens qui ne favorise pas l’efficience. C’est scandaleux, car les auto-écoles travaillent à perte. »
Se baser sur le temps réel de déplacement
C’est pourquoi l’UNIC demande que le système de frais d’accompagnement soit revu. Le syndicat propose de se baser sur des critères de temps de déplacement ou du nombre de kilomètres effectués. « Par exemple, lorsque le centre d’examens est à plus de 30 minutes de route, la facturation des frais d’accompagnement pourrait passer de 1 à 2 heures. Proposer un tarif équilibré, en facturant 2 heures pour compenser les déplacements plus longs, contribuerait ainsi à une répartition plus équitable des coûts. Une telle mesure garantirait une rémunération plus juste pour les auto-écoles, tout en préservant la qualité du service offert aux élèves. » Si l’UNIC n’arrive pas se faire entendre, Sandra Carasco n’exclut pas de mener une action.