Le cinquantième congrès du groupe ECF s’est déroulé à La Rochelle, en Vendée, du 10 au 13 novembre, avec comme fil rouge les nouvelles mobilités.
Le lieu de ce cinquantième congrès ECF placé sous le signe des nouvelles mobilités n’a pas été choisi par hasard. En effet, La Rochelle est considérée comme une ville pionnière de la mobilité durable. Pour preuve, la ville crée la première zone piétonnière en France dès 1973 et propose trois ans plus tard la première flotte de vélos en libre-service. Puis, en 1995, la municipalité met en place les premières voitures en libre-service et organise en 1997 la première Journée sans voiture en France. Enfin, La Rochelle a été élue première ville cyclable de France en 2022. Le groupe ECF ne pouvait donc pas mieux choisir pour marquer son virage vers les nouvelles mobilités.
Savoir changer dans un monde qui change
Son président, Patrick Mirouse, a d’ailleurs donné le ton dès l’ouverture du congrès en arrivant dans la salle en gyropode ! « Le monde change très vite. Une partie des Français utilisent déjà les nouvelles mobilités. Cela touche toutes les catégories sociales, tous les âges et tous les publics. Et je suis convaincu que cela va se développer dans les années à venir. Alors, le plus important n’est pas d’apprendre à utiliser les nouvelles mobilités, mais d’apprendre à partager la route. Il y a là un sujet de sécurité routière pour lequel les écoles de conduite ont un rôle à jouer. Il y a également un sujet écologique, avec l’utilisation de ces modes de déplacement qui sont des alternatives à l’utilisation de la voiture. Mais aussi un sujet de droit fondamental avec le devoir de mettre en place des mobilités inclusives. Le monde change très vite, nous devons changer aussi ! »
Tables rondes et ateliers sur la thématique des nouvelles mobilités
Pour approfondir la réflexion, plusieurs tables rondes ont permis de dresser un état des lieux et de partager l’expérience de différents intervenants comme Olivier Schneider, président de la FUB, Jean Ambert, membre de la Fédération Professionnelle de la Micro-Mobilité (FP2M), Frédéric Mourier, fondateur d'Avatar Mobilité, Laurent Perron de The Shift Project, ou encore Jean-Pierre Martin d’ECF qui a organisé cet été un Tour de France en Citroën Ami pour promouvoir l’accès sécurisé à la mobilité dès 14 ans, grâce à l’obtention du permis AM quadricycle. À l’issue de ces tables rondes, un partenariat a été signé entre ECF et la FP2M pour sceller l’engagement du groupe ECF dans le développement des nouvelles mobilités.
Les congressistes ont ensuite pu participer à deux ateliers à la fois ludiques et instructifs. Tout d’abord, la Fresque de la Mobilité a amené chacun à réfléchir à ses pratiques quotidiennes et à modifier son comportement pour tendre vers une mobilité moins carbonée. Puis, un atelier pratique a permis de découvrir le vélo et la trottinette électriques, ainsi que le gyropode à travers un parcours dans La Rochelle.
Des outils pour former aux nouvelles mobilités
Plus concrètement, pour permettre à ses adhérents de se positionner sur le marché des nouvelles mobilités, Patrick Mirouse a présenté les différentes formations développées par le groupe ECF. Trois programmes ont été mis au point en fonction des publics visés : entreprises, scolaires et particuliers. Si ces formations mettent l’accent sur le partage de la route et la sécurité, elles abordent également la pratique des EDPM. C’est pourquoi, le groupe ECF a conçu un pack « Nouvelles mobilités » qui se compose de 3 trottinettes électriques Segway, 3 vélos électriques Larrun et un gyropode Segway qui peuvent prendre place dans un véhicule de type Renault Kangoo L2 électrique également proposé (en option) dans le pack.
Refonte du site Internet
Outre cet engagement dans les nouvelles mobilités, ECF a inscrit d’autres sujets sur sa feuille de route. Ainsi, le site Internet fait l’objet d’une refonte complète. La nouvelle version devrait être livrée en juin 2024. Le groupe a aussi lancé un audit sur les logiciels utilisés par les adhérents et ambitionne de trouver une solution commune permettant d’optimiser et d’unifier les pratiques entre les différents établissements ECF. De même, Patrick Mirouse tient à ce que tous les centres ECF aient la garantie financière et un label qualité. « Ce gage de qualité nous permettra d’obtenir de nouveaux marchés au niveau national. »
Par ailleurs, une réflexion est actuellement menée afin de décloisonner la formation Pro de la formation Grand public. Il s’agit de se servir du savoir-faire de la formation Pro qu’a développé ECF pour l’appliquer aux formations proposées au grand-public. Enfin, le président d’ECF souhaite réduire le nombre de véhicules utilisés pour l’apprentissage de la conduite dans les établissements ECF, grâce à l’investissement dans des simulateurs de conduite.
Recrutement de nouveaux adhérents
Autre objectif : recruter de nouveaux adhérents. À l’instar de la profession dans son ensemble, le groupe ECF fait face à une concentration. Des adhérents ECF rachetant d’autres entreprises ECF, cela se traduit par une baisse du nombre d’adhérents. Ainsi, ECF compte aujourd’hui environ 500 bureaux (dont 400 écoles de conduite et 100 centres de formations), mais pour seulement 150 adhérents. D’où l’importance pour le groupe d’attirer de nouveaux membres, notamment pour offrir un meilleur maillage du territoire et pouvoir répondre à plus d’appels d’offres au niveau national. « Ma volonté est d’implanter ECF dans les 100 plus grandes villes françaises et notamment en Île-de-France », précise Patrick Mirouse. Parmi les arguments qui peuvent attirer de nouveaux adhérents, le président d’ECF mise, entre autres, sur la centrale d’achat. « Je veux développer notre centrale d’achat, en incluant plus de partenaires pour proposer des produits et des services qui couvrent l’ensemble des besoins des adhérents. Et cela bien sûr à des tarifs compétitifs. »
Renforcer les échanges entre adhérents
Mais il compte aussi sur une des valeurs du groupe ECF depuis sa création, à savoir l’échange entre adhérents. Cela passe par la remise en place des Journées de rencontre régionales qui devraient être programmées au printemps. « Ces journées seront adaptées à chaque région afin de répondre aux problématiques rencontrées par les adhérents », précise Patrick Mirouse. Cela passe enfin par l’échange des bonnes pratiques pour mieux gérer une entreprise car comme l’affirme le président d’ECF : « Le meilleur conseiller, c’est celui qui fait le même métier que toi et qui a réussi ». À méditer.