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handshake Congrès professionnels — Novembre 2023

Convention Mobilians-ESR : des ateliers de travail constructifs

La 4ème édition de la Convention Mobilians-ESR s’est tenue les 30 septembre et 1er octobre derniers, à Châteauroux, dans l’Indre. L’occasion pour les participants d’assister à des ateliers de travail et de dialoguer avec la DSR.


Pour la 4ème année consécutive, Mobilians-ESR a organisé une Convention nationale, qui comme l’a expliqué le président de Mobilians-ESR, Patrice Bessone, se différencie du congrès annuel. « Le congrès est plus politique, tandis que la Convention remplace les réunions de Régions et se présente sous la forme plus informelle d’ateliers de travail ».

Échanges avec la DSR
Ce fut donc l’occasion d’échanger avec la DSR qui, à l’instar du congrès du Havre en mai dernier, avait un stand et répondait aux questions portant sur RdvPermis. Frédéric Gillodes, chargé de mission RdvPermis, a notamment présenté le nouveau service « Crenodispo », qui permet en un clic de réserver quatre places. L’occasion également d’évoquer le problème de l’examen plateau moto qui présente un taux d’échec en hausse de 30 %. Sur ce point, Patrice Bessone a indiqué que « Mobilians allait faire des propositions afin de pouvoir ajuster l’examen et consommer moins de places ». Rappelons que si la directive européenne impose un certain nombre d’exercices à réaliser lors de l’examen, le transport du passager n’est pas dans la directive.

Focus sur la révision de la directive européenne
Justement à propos de l’Europe, Boris Grabowski, secrétaire général de Mobilians-ESR, en charge des questions européennes, qui suit les discussions portant sur la refonte de la directive européenne, a présenté trois évolutions qui semblent se dessiner : le futur texte devrait inscrire l’obligation de suivre des cours théoriques en salle (certainement 10 heures minimum, dont 5 en présentiel), l’obligation de suivre une formation post-permis pour pouvoir valider son permis et l’obligation pour les enseignants de suivre régulière un stage de réactualisation des connaissances.

Le problème du manque de places d’examens
S’agissant des places d’examens, un congressiste a souligné l’effet pervers du manque de places pour le poids-lourd. En effet, un délai d’obtention d’une place en circulation trop long peut faire perdre la validation du plateau au candidat. Sur ce point, Catherine Bachelier, sous-directrice à l’Éducation routière, a rappelé que des recrutements d’inspecteurs étaient en cours, ainsi que d’examinateurs issus de La Poste, dont 24 devraient prendre leur poste en décembre 2023. Si ces derniers sont uniquement habilités à faire passer les examens du permis B, ils pourront décharger les IPCSR qui pourront ainsi être affectés au PL. D’autres sujets d’actualité ont été abordés comme la fraude à l’ETG ou la future API du livret numérique qui remontera automatiquement des informations à la DSR, dès l’an prochain.
Également présente, la déléguée interministérielle à la Sécurité routière, Florence Guillaume, a pour sa part, rappelé les différentes mesures de la réforme du permis présentée cet été par la Première ministre, Élisabeth Borne, ainsi que l’abaissement de l’âge légal pour obtenir le permis à 17 ans. « C’est un engagement de la Première ministre pour favoriser la mobilité et l’emploi des jeunes. Évidemment, c’est toujours un défi quand on élargit une classe d’âge. Mais la maturité n’est pas qu’une question d’âge. Et lorsque l’on regarde ce qui se passe dans les pays de l’Union européenne qui ont déjà mis en place la conduite en solo dès 17 ans, on ne constate pas de pic d’accidentalité ». Concernant la crainte d’un rush des inscriptions en 2024, la déléguée reconnaît : « On voit que cela frémit ». Mais elle souligne que la moyenne d’âge de passage du permis est de 23 ans ; l’engouement pour le permis à 17 ans ne devrait donc pas, selon elle, concerner toute cette classe d’âge en 2024.

Permis à 17 ans : quid du futur de l’AAC ?
Reste le risque de rendre la filière de la conduite accompagnée – qui ne représente déjà plus que 16 % en 2022 – moins attractive. Florence Guillaume reconnaît que c’est un risque et affirme que la DSR va s’employer à communiquer sur les avantages à choisir la conduite accompagnée ou supervisée. Pour que l’AAC conserve un intérêt, Patrice Bessone propose que ceux qui optent pour la conduite accompagnée n'aient pas à suivre la formation post-­permis de 7 heures, qui deviendrait par ailleurs obligatoire pour les élèves choisissant la filière classique. Enfin, Patrice Bessone a rappelé l’importance de proposer des aides au financement du permis pour les jeunes, notamment grâce au CPF. « Mobilians n’est pas contre le permis à 17 ans, mais les jeunes ne peuvent pas bénéficier du CPF puisqu’ils n’ont pas encore travaillé. C’est pourquoi, nous proposons de créer un fonds départemental de dons de CPF qui serait abondé par des personnes qui n’ont pas besoin de l’argent de leur CPF ». Patrice Bessone a incité ses adhérents à en parler avec leurs élus locaux. 


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