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warning Sécurité routière — Septembre 2023

Le manque de sommeil multiplie par 6 le risque d’avoir un accident !

Après les études scientifiques portant sur l’impact de l’alimentation et des boissons sur la conduite, l’association Assurance Prévention s’est intéressée aux effets du manque de sommeil.


Une nuit écourtée multiplie par 6 le risque d'accident de la route ! C’est ce que révèle l’étude scientifique réalisée sous le contrôle du professeur Patrick Lévy, directeur médical de BioSerenity2, pneumologue et professeur de physiologie, et du docteur en neurosciences Maxime Elbaz, directeur scientifique sommeil de BioSerenity, pour l’association Assurance Prévention.
Cette étude effectuée sur simulateur de conduite reproduisant des conditions réelles de conduite a fait appel à 25 sujets volontaires, sains et bons dormeurs (à savoir, dormant entre 7 et 8 heures par nuit). Leur sommeil a été analysé sur 14 nuits avec l'application iSommeil. Durant la première semaine, ils ont pu faire 7 nuits normales (7 h 17 de sommeil en moyenne). En revanche, la seconde semaine, ils n’ont eu droit qu’à 6 nuits normales de sommeil et la dernière nuit, ils ont été en partie privés de sommeil (3 h 53 en moyenne pour la dernière nuit).



Des signes de pertes de vigilance avant l’accident
À la fin de chaque semaine, une analyse de conduite sur simulateur a été réalisée. Chaque analyse comportait 40 minutes de conduite sur autoroute (équivalent à 2 h 30 de conduite en situation réelle), 2 tests de temps de réaction de 20 minutes sur simulateur de conduite (avant et après la conduite de 40 minutes) et 2 tests de temps de réaction sur smartphone avec l'application iSommeil (avant et après la conduite). Résultat : 24 % des sujets ont eu un accident après une nuit écourtée et 67 % des sujets accidentés avaient eu des pertes de vigilance avant que l’accident ne survienne.
« Notre étude prouve la réalité concrète et objective de l'impact de la dette de sommeil sur la conduite. Tous les facteurs étudiés, qu'il s'agisse des pertes de vigilance, des temps de réaction ou des accidents, augmentent très fortement après une privation de sommeil. Et nous constatons des accidents uniquement sur les sujets ayant écourté leur nuit », explique le Professeur Patrick Lévy. D’où l’importance de ne pas prendre le volant lorsque l’on ressent la fatigue. « Mais attention : partir reposé ne remplace pas les pauses nécessaires, toutes les 2 heures et dès les premiers signes de somnolence (picotement des yeux, douleurs et raideur de la nuque et des épaules, bâillements répétés…) », rappelle Éric Lemaire, vice-président d'Assurance Prévention.


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