Vous consultez la version mobile. Accéder à la version complète du site →
← Retour à la liste
warning Sécurité routière — Mars 2023

Sondage Dekra : comment les jeunes conducteurs se perçoivent par rapport à leurs aînés ?

À l’occasion de la publication du rapport Dekra sur les jeunes conducteurs dans le monde, Dekra France a effectué un sondage avec OpinionWay portant sur un échantillon de 1 042 personnes, représentatif de la population française âgée de 18 ans et plus.


Si 63 % des jeunes conducteurs de moins de 24 ans estiment « rouler trop vite, bien plus que leurs aînés », ils sont 68 % à considérer avoir « une meilleure connaissance du Code de la route » que ces derniers et 51 % à affirmer « respecter davantage le Code de la route que leurs aînés ». On notera que 24 % des jeunes affirment que le comportement de leurs parents au volant a eu une influence négative sur leur manière de pratiquer la conduite. Du côté des conducteurs plus âgés, la perception est un peu différente. En effet, 73 % pensent que les jeunes « roulent trop vite ». En revanche, ils ne sont que 59 % à trouver que les jeunes connaissent mieux le Code de la route et seulement 29 % à déclarer que les jeunes « respectent davantage le Code de la route ».


Limiter la puissance des véhicules pendant la période probatoire
Si 63 % des jeunes de moins de 24 ans reconnaissent qu’ils roulent trop vite, ils sont cependant 66 % à être d’accord pour limiter la puissance des voitures qu’ils peuvent conduire avec un permis probatoire. Une mesure qui rencontre encore plus d’approbation de la part des conducteurs plus expérimentés puisque 74 % d’entre eux se disent favorables au bridage des voitures pendant la période probatoire.


Tolérance zéro pendant le permis probatoire pour l’alcool au volant
Concernant la consommation d’alcool avant de prendre le volant, 57 % des jeunes conducteurs estiment consommer plus que leurs aînés. Un résultat assez proche des conducteurs plus âgés qui sont 61 % à penser que les jeunes boivent plus d’alcool qu’eux avant de conduire. Pourtant, les jeunes sont parfaitement conscients des risques d’accidents que peut induire la conduite sous l’emprise de l’alcool. Étonnament, à la question « seriez-vous favorable à l’interdiction totale pour les jeunes conducteurs de boire de l’alcool avant de prendre le volant pendant toute la durée du permis probatoire ? », 78 % répondent par l’affirmative. Les conducteurs plus âgés sont favorables à cette mesure à 84 %.


Le téléphone : une addiction même au volant
Toujours selon ce sondage, parmi les facteurs de risques les plus importants chez les moins de 24 ans, 48 % des sondés de moins de 24 ans reconnaissent se laisser distraire au volant. C’est d’autant plus vrai pour les garçons puisque ce pourcentage passe à 56 % dans la catégorie des jeunes hommes de cette tranche d’âge. Interrogés sur les pratiques au volant, 65 % des jeunes de moins de 24 ans disent entrer une destination dans un GPS mobile, 45 % sont déconcentrés par des passagers, 41 % activent un système d’aide à la conduite du véhicule. Arrive ensuite l’utilisation du téléphone pour appeler ou envoyer un sms pour 34 % d’entre eux et écouter de la musique avec des écouteurs pour 29 %. Encore une fois, si les jeunes reconnaissent ne pas avoir un comportement en adéquation avec une conduite en toute sécurité, ils sont favorables à des mesures répressives en cas de non-respect de la réglementation. Ainsi, à la question « seriez-vous favorable au retrait du permis en cas d’utilisation du téléphone portable au volant pendant toute la durée du permis probatoire ? », les jeunes répondent « oui » à 66 % contre 73 % des conducteurs plus âgés. C’est peut-être le paradoxe de la jeunesse : vouloir une application stricte de la loi sur le papier, mais s’octroyer le droit de la déroger.


Dans le même thème

L'alcool et le cannabis reculent chez les jeunes, mais le protoxyde d'azote s'installe
La sixième édition du Baromètre des addictions Ipsos BVA/Macif révèle une baisse des consommations régulières d'alcool et de cannabis chez les 16-30 ans. Une évolution encourageante, contrebalancée par l'installation durable du protoxyde d'azote dans les usages, avec des comportements à risque qui persistent, notamment sur la route.
Fatigue visuelle - Et si le manque de sommeil était le vrai coupable ?
Alors que les écrans sont souvent désignés comme les principaux responsables de la fatigue oculaire, un autre facteur, plus discret mais tout aussi déterminant, est encore largement sous-estimé : le manque de sommeil.
Téléphone au volant - Même en mains libres, le risque d'accident est multiplié par trois
Une étude inédite menée par Assurance Prévention met en évidence les effets d'une conversation téléphonique sur la vigilance des conducteurs. Si le regard reste fixé sur la route, l'attention, elle, se dégrade fortement.