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flag Mouvements sociaux — Avril 2006

-Sarthe-
Manque de places d’examen : les auto-écoles manifestent


A l’issue de l’opération escargot organisée le 23 mars dernier, le CNPA auto-école du département a été reçu par la préfecture. L’occasion de renouer le dialogue.

Le 23 mars dernier, des auto-écoles de la Sarthe ont manifesté dans les rues du Mans, à l’appel du CNPA, afin de protester principalement contre l’insuffisance du nombre de places d’examen. « 85 % des auto-écoles du département étaient présentes ou solidaires, signale Richard Zimmer, président départemental de la branche auto-école du CNPA. Des membres de l’Unic et de l’Unidec sont également venus ». Selon le syndicat, 70 véhicules de 52 établissements ont ainsi pris part à l’opération escargot, qui a duré 1 h 30 et s’est achevée devant la préfecture.

UN COEFFICIENT INSUFFISANT
Une délégation a, par la suite, été reçue et a pu exposer les problèmes auxquels sont confrontés les gérants du département. « Nous avons un problème de places d’examen, qui n’est pas dû à la nouvelle méthode d’attribution (ndlr : expérimentée dans la Sarthe depuis 2002), mais à l’application de cette méthode. Nos inspecteurs sont régulièrement envoyés dans d’autres départements, alors que nous avons besoin de places. En avril 2006, par exemple, le coefficient était de 1,40. C’est insuffisant avec le nouveau système », explique Richard Zimmer. La rencontre avec le secrétaire général de la préfecture et le directeur de l’Équipement semble déjà porter ses fruits : « nous avons obtenu un coefficient de 1,70 pour mai 2006. Si nous avions toujours ce coefficient, cela irait bien ».

DEMANDE D’ÉCOUTE
Autre souci : « Nous nous sommes retrouvés avec un coefficient de 1 pour le permis moto, parce que l’inspecteur principal avait fermé l’une des deux pistes moto qui était couverte d’aiguilles de pin », déplore Richard Zimmer. Après balayage de la piste, le problème est aujourd’hui résolu. Le CNPA plaide également pour l’amélioration des conditions d’accueils des candidats, souvent obligé d’attendre sur le trottoir sans aucun abri. « Pour cela, la préfecture nous a dit qu’elle ne pourrait rien faire et qu’il fallait s’arranger avec les municipalités ». Enfin, pour ce qui est des délais pour obtenir des duplicata de modèle 02, « il n’y aura pas de personnel supplémentaire, mais la préfecture va mettre en place un nouveau logiciel pour traiter les dossiers d’inscription d’ici un an ». Mais, le vrai problème, selon Richard Zimmer, « c’est que les auto-écoles n’étaient pas assez écoutées » par l’administration. Lors de l’entretien du 23 mars, la profession a pu renouer le dialogue avec la préfecture. Le CNPA est optimiste pour la suite, mais dit « rester vigilant ».

Bérengère Huvey



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