Le CNPA-ESR a organisé les 2 et 3 octobre un week-end de convention à Vichy, dans l’Allier. Objectif : faire le point sur les avancées des sujets évoqués lors du congrès national qui s’est tenu à Lille, du 2 au 4 juillet dernier, notamment sur la signature de la charte pour le verdissement et la digitalisation des auto-écoles.
« Le congrès national à Lille était politique avec, pour la première fois, la présence d’un ministre avec la venue d’Alain Griset et la présence de la déléguée interministérielle à la Sécurité routière qui représentait le ministre d’Intérieur, Gérald Darmanin. Depuis, les dossiers ont bougé et cette convention permet de faire le point sur ce qui a été validé depuis », a expliqué Patrice Bessone, président du CNPA-ESR, avant d’accueillir Wassim Kamel, sous-directeur à l’Éducation routière et Frédéric Gillodes, chef de projet en charge de la modernisation du permis de conduire.
Dialogue avec les représentants de la DSR
Ainsi, cette convention a permis aux représentants de la DSR de faire le point sur les délais d’obtention d’une place d’examen, mais également de présenter RdvPermis, le nouveau système de réservation des places d’examens. « Nous avons créé un outil qui n’est pas une baguette magique et peut être perfectible », a déclaré Wassim Kamel, avant de préciser que RdvPermis « ne donne pas plus de places » que la MNA, mais « donne plus de souplesse » aux écoles de conduite. L’occasion pour Patrice Bessone de rappeler que le CNPA-ESR est favorable à la généralisation de RdvPermis et de saluer la qualité des échanges avec la DSR : « Il y a toujours eu des problèmes de places d’examens. Sauf qu’avant, il y avait d’un côté les auto-écoles et de l’autres, l’État. Et les deux s’affrontaient. Aujourd’hui, les deux parties discutent et la DSR nous écoute lorsque l’on remonte des problèmes du terrain, afin de trouver ensemble des solutions. » Pour autant, la DSR ne peut pas tout faire a précisé Wassim Kamel lors d’un échange de questions-réponses avec les congressistes. C’est pourquoi ce dernier a encouragé les auto-écoles à discuter avec leur délégué départemental « pour se mettre d’accord sur la stratégie de publication des places » à adopter localement.
Mieux communiquer sur les aides au financement du permis
Autre sujet évoqué : le financement de la formation au permis. « Si dans la profession on se paie mal, il faut reconnaître que le permis a un coût pour les jeunes, a constaté Lorenzo lefebvre, vice-président du CNPA-ESR. Il faut donc trouver des solutions de financement. Le CNPA a deux pistes : la portabilité du CPF des parents vers leurs enfants et des aides pour les plus démunis comme cela vient d’être mis en place dans les Hauts-de-France. » Problème : il existe un grand nombre d’aides mais elles sont mal connues du grand public. C’est pourquoi le CNPA soutient l’idée de la création d’une commission sociale qui se chargerait au niveau du département d’orienter le jeune vers le système d’aide le plus adapté à son cas. Les auto-écoles auraient juste un formulaire à faire remplir par le jeune et à adresser à la commission.
Des prêts dédiés aux auto-écoles pour la transition énergétique et la digitalisation
Enfin, dernier sujet crucial pour la profession : l’aide au financement de la transition énergétique des flottes de véhicules-école et la digitalisation des outils pédagogiques. Suite à la signature de la chartre entre le CNPA et BpiFrance, le 9 septembre dernier, les auto-écoles pourront demander dès début 2022, un prêt sans garantie et à taux zéro (à l’instar du PGE) allant de 5 000 à 50 000 euros pour la numérisation de leur entreprise (achat d’un simulateur de conduite, notamment) avec un remboursement différé d’un an et un prêt compris entre 10 000 et 75 000 euros pour le verdissement de leur flotte (cela concerne les véhicules 100 % électriques, à hydrogène ou roulant au GNV), avec différé de remboursement de deux ans. En échange, le CNPA-ESR s’est engagé à informer et à aider les auto-écoles qui le demanderont à constituer leur dossier de demande de prêt. L’heure de la transition est venue.
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Signature de la Charte pour le verdissement et la digitalisation des auto-écoles
Le 9 septembre dernier, Alain Griset, ministre délégué auprès du ministre de l’Économie, des Finances et de la Relance, chargé des Petites et Moyennes Entreprises, s’est rendu dans les locaux du Conseil national des professions de l’automobile (CNPA) situé à Meudon, dans les Hauts-de-Seine pour signer la Charte pour le verdissement et la digitalisation des écoles de conduite avec Francis Bartholomé, président du CNPA national, et de Patrice Bessone, président du CNPA branche Éducation routière. Cette charte matérialise l’engagement de Bpifrance pour aider les écoles de conduite de proximité à investir dans des projets de verdissement de leur flotte et de numérisation de leur activité, notamment avec l’acquisition de simulateurs de conduite. Elle s’inscrit dans le cadre du plan de Relance de l’Économie française, suite aux conséquences de l’épidémie de Covid 19. « Aujourd’hui, l’économie fonctionne à 98 % et le taux de croissance est remonté à 6,25%, a indiqué Alain Griset. Et nous pensons qu’en fin d’année 2021, l’économie aura retrouvé un niveau identique à celui de 2019. » Cependant, le ministre estime que « la crise va laisser des traces ». Or, le verdissement et la digitalisation sont un élément que les entreprises -et les auto-écoles- « devront utiliser à leur profit ». C’est pourquoi, il encourage les écoles de conduite à profiter de cette opportunité pour se moderniser.
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Lancement du nouveau réseau PAP de l’ANPER
Lors du congrès de Lille en juillet dernier, l’ANPER avait annoncé son intention de créer un réseau de centres pour le PAP en s’appuyant sur les adhérents de l’association. C’est chose faite. La mise en place de ce réseau a débuté cet été dans les Hauts-de-France, sous la houlette de Marie-Françoise Le Berre, présidente régionale du CNPA-ESR dans les Hauts-de-France. L’idée consiste à faire appel aux écoles de conduite de l’ANPER pour mailler le territoire et pouvoir répondre aux appels d’offres. À cet effet, l’ANPER a créé un site Internet et un nouveau logo pour cette activité afin d’être facilement identifiable par le grand public. L’association s’engage à aider les établissements qui le souhaitent à obtenir l’agrément pour le PAP et à leur proposer la participation d’un BAFM et d’un psychologue pour animer leurs stages, si besoin. L’objectif étant de devenir leader dans l’organisation des stages PAP.