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warning Sécurité routière — Septembre 2021

Cour des Comptes : l’efficacité des politiques de sécurité routière mise en cause

La Cour des Comptes a une nouvelle fois pointé du doigt l’efficacité des politiques de sécurité routière mises en œuvre par l’État français.


Si la Cour des Comptes ne nie pas l’amélioration de la sécurité sur le réseau routier français – rappelons qu’en 1972 on comptait 18 000 morts contre environ 3 500 en 2019 –, elle constate que la France semble avoir atteint un plateau depuis 2019. En effet, la baisse du nombre de tués sur les routes françaises s’était particulièrement accélérée entre 2008 et 2013, avec un nombre de morts par million d’habitants passé de 69,4 à 52,2. Mais depuis, cet indicateur stagne. La Cour des Comptes déplore que la politique actuelle se concentre surtout sur le nombre de morts et moins sur le nombre de blessés qui augmente. Elle demande aussi que les usagés les plus vulnérables (personnes âgées, piétons, cyclistes, usagers d’EDPM) soient plus pris en compte.


Adopter des stratégies plus globales
La Cour des Comptes estime que la politique mise en place par l’État français pour faire baisser le nombre d’accidents sur les routes est trop centrée « par défaut » sur les comportements des usagers et notamment sur le respect de la vitesse. Certes l’adoption de mesures comme les radars automatiques en 2003 a contribué à faire ralentir les conducteurs et à diminuer le nombre d’accidents mortels, mais cette approche a visiblement atteint ses limites. La Cour des Comptes s’inquiète par ailleurs de la diminution de la présence des forces de l’ordre sur les routes, ce qui ne permet pas de cibler les automobilistes conduisant sous l’emprise de l’alcool et/ou de produits stupéfiants. Pour « franchir une nouvelle étape » de réduction des accidents, la Cour des Comptes préconise donc d’adopter des stratégies plus globales, en se concentrant sur l’amélioration des infrastructures, mais également en mettant plus l’accent sur la pédagogie et sur l’inclusion des collectivités locales. Enfin, elle se dit en faveur de l’adoption par le parlement de programmes à périodicité fixe (plans quinquennaux, par exemple) plutôt que d’égrainer des mesures par l’exécutif. 


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