Faire une sieste, même courte à bord de son véhicule, s’avère plus réparateur que d’effectuer une pause, pour éviter la somnolence au volant après le déjeuner, lors des longs trajets.
À l’heure des départs en vacances d’été, nombre de Français s’apprêtent à prendre la route pour un long trajet. S’il est recommandé de faire une pause toutes les deux heures, une étude réalisée l’an dernier par l’unité de recherche COMETE de l’Inserm/Unicaen, démontre qu’une micro-sieste est plus efficace qu’une simple pause après la prise d’un déjeuner.
Des tests réalisés sur simulateur
Des chercheurs ont programmé un trajet sur simulateur de conduite, séquencé en deux fois deux heures de conduite, entrecoupé d’une heure de pause pour déjeuner. Quarante volontaires ayant dormi au moins 8 heures la veille ont été séparés en trois groupes : le premier a pu faire une sieste dans un lit après le déjeuner, le second a dormi sur le siège incliné du véhicule et le troisième a juste pu faire une pause. Chaque participant était bardé de capteurs mesurant plusieurs variables cognitives (fatigue, somnolence, vigilance, anxiété). Résultat : lors de la reprise de la conduite après déjeuner, le groupe qui avait dû se contenter d’une pause, a fait 21 % de déviations latérales du véhicule (zigzags synonymes de perte de vigilance, voire de somnolence au volant) de plus que les deux groupes ayant pu faire une micro-sieste. À noter que la différence est moindre entre les groupes ayant dormi dans un lit ou dans le véhicule. Cette expérience démontre qu’il est impossible de lutter contre l’hypovigilance du début d’après-midi, programmée par notre horloge biologique interne.