À l’occasion du passage à l’heure d’hiver, MMA a organisé le 23 octobre dernier trois crash-tests à l’aube pour démontrer l’importance pour les usagers vulnérables de se rendre bien visibles.
D’après l’ONISR, le passage à l’heure d’hiver est marqué par une hausse des accidents de la route de près de 50 % pour la seule tranche horaire 17 h-19 h et de 18 % sur la tranche horaire 7 h-9 h. Toujours selon l’ONISR, près de la moitié des piétons tués chaque année le sont sur les 4 mois allant de novembre à février, les mois où les jours sont les plus courts. Un constat qui s’applique également aux cyclistes et aux usagers des trottinettes et qui risque malheureusement de s’aggraver avec l’augmentation de ces modes de déplacement. Rien qu’en septembre, on a dénombré 37 cyclistes tués contre 15 en septembre 2019. Des accidents souvent dus à un manque de visibilité.
Trois crash-tests organisés à l’aube
Pour démontrer la violence d’un choc engendré par une voiture roulant à 50 km/h sur un piéton, un usager de trottinette électrique et un cycliste, MMA a organisé le 23 octobre dernier à Paris, 3 crash-tests, très tôt le matin, lorsque le jour n’était pas encore levé et que la visibilité était encore mauvaise. « L’objectif était de montrer qu’un bon équipement permet d’améliorer considérablement la visibilité et donc la sécurité de ces usagers. Sans aucun équipement rétroréfléchissant, les piétons et les cyclistes ne sont visibles qu’à 30 mètres, alors qu’ils sont visibles à plus de 150 mètres lorsqu’ils en sont équipés. Or, pour un automobiliste, la distance d’arrêt est au minimum de 25 mètres pour une vitesse de 50 km/h », explique Cécile Lechère, en charge de la prévention des risques routiers chez MMA, avant de préconiser quelques conseils pour être bien visibles des automobilistes : « porter des vêtements de couleurs claires et des équipements rétroréfléchissants. À vélo ou à trottinette, porter un gilet haute visibilité, allumer ses feux et disposer de catadioptres à l’avant et à l’arrière ».