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groups Groupements — Octobre 2020

Rencontres CNPA-ER : se réinventer après le coronavirus

Les 3 et 4 octobre, près de 250 personnes ont participé aux Rencontres organisées par le CNPA-ER à Vichy, dans l’Allier. L’occasion de faire le point sur la crise sanitaire et de repenser l’avenir.


Crise sanitaire oblige, le CNPA-ER a dû reporter son congrès annuel initialement prévu fin mai 2020 à mai 2021. Mais suite à la demande de certains adhérents qui ressentaient le besoin de se retrouver entre professionnels, deux jours de rencontres ont été organisés à Vichy, dans le respect du protocole sanitaire, avec un nombre limité à 250 participants. Une initiative qui a remporté un franc succès puisque la jauge maximale a été atteinte. Des adhérents ont même fait le déplacement depuis la Martinique et la Guadeloupe, ainsi que El-Amin Mohamed, le représentant local du bureau CNPA-ER qui a ouvert ses portes à Mayotte en début d’année.


La parole est aux adhérents
La première table ronde, intitulée « La parole est à vous » a permis aux adhérents de témoigner sur la façon dont ils ont vécu la crise. L’occasion pour nombre d’entre eux de remercier le CNPA-ER pour son soutien durant cette période délicate. Mais aussi d’exprimer leurs craintes, concernant la difficulté à payer les loyers des véhicules ou encore l’inquiétude de ne pas pouvoir renouveler l’obtention de la garantie financière pour l’an prochain au regard d’un bilan financier 2020 en berne. Sur ces points, Patrice Bessone, président du CNPA-ER, a tenu à rassurer les participants en indiquant que le syndicat travaille actuellement à convaincre le ministère de l’économie de prendre de nouvelles mesures d’aides pour les auto-écoles.


Protocole : on a frôlé le pire !
Si les adhérents ont remercié le CNPA-ER, Patrice Bessone a de son côté tenu à souligner « le travail remarquable qu’a fait la DSR pendant le confinement pour permettre aux auto-écoles de reprendre leur activité au plus vite. Tous les jours, nous étions en contact avec Wassim Kamel, sous-directeur à l’éducation routière et Frédéric Gillodes, chargé de mission au Bureau du permis de conduire pour contrer le ministère de la Santé qui s’opposait à notre réouverture. On a évité le pire ! à un moment, il a été dit que les auto-écoles ne pourraient pas rouvrir avant septembre. Qui est allé défendre notre cause ? C’est le sous-directeur ! » Des propos confirmés par Wassim Kamel : « Les conditions pour la reprise de votre activité étaient les plus drastiques », compte tenu de l’impossibilité de respecter plus d’un mètre de distance entre les occupants d’un véhicule-école. D’où la validation tardive, mi-juin, du protocole sanitaire. Un protocole visiblement bien appliqué car, « aucun cas de contamination dans un véhicule auto-école n’a été enregistré dans toute la France. Bravo à vous ! », s’est exclamé le sous-directeur. Un protocole tout de même très contraignant, comme le soulignait un participant : « La ventilation vers le bas pose un problème de buée quand il pleut. Que faire ? ». Sur ce point, Wassim Kamel a été très clair : « Nous avons interrogé trois fois le ministère de la Santé. La réponse est toujours la même : pas de climatisation et si l’on utilise la ventilation, elle doit être orientée vers le bas et avec une aération. Tant que les autorités sanitaires ne changent pas d’avis, je vous dis de ne pas utiliser la climatisation car si un cas est déclaré via votre auto-école, c’est du pénal pour vous. Et si un cluster est déclaré, sachez que toute la filière ferme ».


Quid du manque de places d’examens ?
Outre le protocole sanitaire, impossible de ne pas évoquer le problème du manque de places. Encore une fois, Wassim Kamel a été clair. Environ 350 000 examens auraient dû être servis pendant le confinement. Et lors du déconfinement, environ 10 % des inspecteurs ont été déclaré « personne vulnérable » et n’ont pas repris l’activité. Résultat, malgré le renfort en heures supplémentaires de certains IPCSR et le rappel de retraités, la situation reste tendue. « La nature du problème est structurelle, déclare le sous-directeur. C’est le principe de l’offre et de la demande, or la demande est croissante ». L’occasion pour Patrice Bessone de proposer de travailler avec le gouvernement sur la mission Flash qui vient d’être lancée pour tenter de résoudre ce problème. « Il y a surement des solutions, d’autant que la situation diffère d’un département à l’autre. Sinon, on risque d’aller vers une privatisation qui, pour moi, est un retour vers le passé ».


Prendre le virage du numérique
Or l’heure n’est plus au passé, mais à l’avenir. Et l’avenir passe par le numérique. « Il faut mettre le numérique non pas dans la logistique, mais dans l’apprentissage, estime Patrice Bessone. La modernité, c’est nous ! Ce ne sont pas les plateformes. Nous avons rattrapé la technologie en termes de logistique, mais nous sommes en avance en faisant entrer le digital dans l’apprentissage, avec le simulateur notamment. On n’est pas low-cost. Cependant, la société est tournée vers le low-cost et nous qualifie d’auto-écoles traditionnelles et chères. Les plateformes ont réussi à faire croire qu’elles pouvaient faire de l’enseignement de qualité pour pas cher. à nous de renverser la table en trouvant des éléments de langage pour contrer les plateformes. » Plus que jamais l’heure est à la réinvention de la profession.


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