Les hommes jeunes restent les plus représentés parmi les personnes décédées dans un accident de la route. Une constante due à une plus grande prise de risques chez les hommes.
Rapportée à la population globale française, c’est la classe d’âge des 18-24 ans qui concentre la mortalité routière la plus importante avec 105 morts par million d’habitants. En 2019, les 18-24 ans représentent 17 % des tués dans un accident de la route. Avec 549 morts, cela constitue une hausse de 9 % par rapport à 2018 (503). Parmi les 549 décès enregistrés en 2019, 315 jeunes ont perdu la vie dans un accident de voiture et 107 sont morts dans un accident de moto. La seconde tranche d’âge la plus représentée est celle des plus de 75 ans, avec 85 décès par million d’habitants. Parmi les 532 seniors de plus de 75 ans décédés en 2019, 293 sont morts dans un accident de voiture (soit 22 de plus qu’en 2018) et 186 ont perdu la vie alors qu’ils étaient piétons (soit 5 de plus qu’en 2018). La troisième classe d’âge la plus touchée par la mortalité routière est celle des 25-34 ans avec 69 morts par million d’habitants. Tandis que la classe d’âge la moins touchée est celle des 0-17 ans avec 11 décès par million d’habitants. On constate une baisse importante de tués en tant que piétons (-16 morts) et à bord d’un véhicule (-12 morts) en 2019 par rapport à 2018. À noter que la moyenne nationale est de 50 morts par million d’habitants et correspond à la classe des 55-64 ans.
Surreprésentation des hommes
Quelle que soit la classe d’âge considérée, les hommes sont nettement plus représentés que les femmes en matière de mortalité routière. C’est sur les classes d’âge des 15-19 ans, des 20-24 ans, des 25-29 ans et des 30-34 ans que l’écart entre les femmes et les hommes décédés dans un accident de la route est le plus important. Un phénomène qui s’explique par une plus grande propension à prendre des risques chez les hommes que chez les femmes.