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warning Sécurité routière — Avril 2020

Recettes des radars : 26 millions pour la prise en charge des blessés de la route

Lors du Comité interministériel de la sécurité routière (CISR) du 9 janvier 2018, le gouvernement avait annoncé sa volonté d’utiliser une partie de la recette générée par les radars pour financer des projets améliorant la prise en charge des blessés graves de la route. Bilan.


Pour contrer l’accusation de « radars = pompe à fric » souvent proférée par les automobilistes français, le premier ministre, Édouard Philippe, avait annoncé le 9 janvier 2018, à l’issue du Comité interministériel de la sécurité routière (CISR), la décision « d’améliorer la prise en charge sanitaire et médico-sociale des accidentés de la route en abondant le Fonds d’investissement pour la modernisation des structures sanitaires et médico-sociales (FMESPP) du surplus des recettes radars perçues par l’État lié à l’abaissement des vitesses maximales de 90 à 80 km/h depuis le 1er juillet 2018 (mesure n°5 du CISR du 9 janvier 2018) ». Deux ans plus tard, le gouvernement communique ouvertement sur la mise en œuvre de cette mesure. Ainsi, la délégation à la Sécurité routière (DSR) indique dans un communiqué de presse que « conformément à cet engagement, une enveloppe de 26 millions d’euros a été allouée pour financer des projets dans des structures sanitaires de soins de suite et de réadaptation, ainsi que dans des établissements et services médico-sociaux directement impliqués dans la prise en charge des blessés de la route afin de renforcer leur autonomie (article 89 de la loi de finance initiale pour 2019) ».


Un appel à projets
Afin de répartir cette somme pour la réalisation d’actions concrètes en faveur des grands blessés de la route, un appel à projets a été lancé auprès des Agences régionales de santé (ARS). Au total, 187 projets ont été proposés et étudiés afin d’opérer une sélection. Cette procédure a mobilisé les ARS et un comité composé de représentants du ministère des Solidarités et de la Santé et du secrétariat d’État chargé des personnes handicapées (direction générale de l’offre de soins et direction générale de la cohésion sociale), ainsi que du ministère de l’Intérieur (délégation à la Sécurité routière). Les critères de sélection ont reposé sur les priorisations des ARS et la volonté d’établir un équilibre entre les régions et les différents secteurs concernés.


123 projets retenus
Finalement, ce sont 123 projets qui ont été retenus pour un montant total de 26 millions. Le plus important concerne la création d’un pôle unique d’accueil des accidentés de la route dans la Sarthe pour un montant de trois millions d’euros. Mais d’autres projets d’envergure ont été retenus comme celui concernant l’hôpital Raymond Poincaré de Garches, dans les Hauts-de-Seine (enveloppe allouée de 785 000 €), le centre de réadaptation de Coubert, en Seine-et-Marne (531 000 €), ou encore le centre de rééducation et d’insertion professionnelle (CRIP) de Castelnau-Le-Lez, dans l’Hérault (312 865 €). La DSR précise que « l’enveloppe de 26 millions d’euros sera reconduite l’année prochaine dans le cadre d’un nouvel appel à projets ».


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