La Haute-Marne a été le premier département à opter pour une remontée de la vitesse maximale à 90 km/h sur une portion de ses routes bidirectionnelles sans séparateur central.
Depuis le 9 janvier 2020, certaines routes départementales bidirectionnelles sans séparateur central de Haute-Marne sont repassées à 90 km/h au lieu de 80 km/h. La décision a été prise par le président LR du conseil départemental, Nicolas Lacroix, suite à la publication au Journal Officiel le 26 décembre 2019 de la loi d’Orientation des mobilités. Dès le 9 janvier, ce sont 200 km de réseau routier qui sont repassés à 90 km/h. D’autres tronçons devraient suivre. Ainsi, c’est un total de 476 km/h de route sur les 3 900 km que compte le département de la Haute-Marne qui devrait à terme remonter à 90 km/h. « C’est le réseau structurant du département qui concentre 85 % du trafic », a indiqué Nicolas Lacroix, avant de justifier sa décision : « dans le département, on n’a pas vu d’amélioration en matière d’accidentologie depuis le passage aux 80 km/h ».
Un coût de 100 000 euros
Cette décision nécessite de retirer les panneaux indiquant une limitation de la vitesse à 80 km/h pour remettre des panneaux de limitation à 90 km/h. Une opération qui a un coût estimé à 100 000 euros, selon Nicolas Lacroix. Pour autant, « cet investissement va durer dans le temps et ne pèse pas grand-chose par rapport aux 30 millions d’euros de notre budget voirie annuel, pour beaucoup consacré à l’entretien des routes », a souligné l’élu haut-marnais.
Une vingtaine de départements également concernés
Si la Haute-Marne a été le premier département à repasser à 90 km/h certaines portions de son réseau routier, une vingtaine d’élus d’autres départements ont également annoncé leur intention de repasser une partie de leur réseau routier à 90 km/h. C’est notamment le cas du Cantal, de la Corrèze et de la Seine-et-Marne qui ont remplacé certains panneaux 80 km/h dès la fin du mois de janvier. Une décision prise malgré l’envoi à tous les préfets, mi-janvier, d’une circulaire émanant du gouvernement visant à rappeler les conditions permettant de relever la vitesse maximale autorisée sur les portions de routes passées à 80 km/h. Des conditions jugées trop contraignantes par certains élus.